PUBLICATION lNlrUSTttlBLLK.
336
de plomb ou d’autres métaux et reposant sur l’emploi d’une presse à vismue par un manège et agissant directement sur la matière qu'elle obligeaità passer par un cylindre creux traversé par un autre plein d un diamètrecorrespondant à celui qu’on voulait donner au tuyau.
Puis en 1838, le 16 février, un brevet de cinq ans fut délivré à M. Lam-bry, ingénieur, pour des perfectionnements dans ta fabrication des tuyauxde plomb. Ce brevet, cédé d’abord à M. Stroof, a été en dernier lieuexploité par MM. Lagoutte et fils, à Paris . Il repose sur le même principede la pression continue (1).
Sous le titre de machine propre à la fabrication des tuyaux d’étain , deplomb , etc., au moyen de la pression. MM. Menzel et C e s’assuraient, le limars 1838, le privdége d’explo dation d’une presse analogue à ce.le quenous avons représentée fig. 11, pl. 30, et que nous décrirons plus loin avecdétails.
Enfin M. Deconclois perfectionna les divers systèmes de presses en usageet se fit breveter pour son invention, le 19 octobre 1840, sous le titre demachine perfectionnée propre à la fabrication des tuyaux sans soudures,consistant principalement dans une nouvelle disposition de sommiers àcharnières permettant de manœuvrer ceux-ci sans les enlever, et dans denouveaux mandrins à deux calibres pourdormer la forme aux tuyaux. Dansles machines à fabriquer les tuyaux par la pression, on avait cru indispen-sable de fabriquer le mandrin et son disque d’un seul et même morceaupour leur assurer assez de force et de durée. L’expérience a donné un dé-menti à cette théorie; les inconvénients que présentaient ces derniersrendaient difficile In fabrication des tuyaux, car après la pression effectuée,la fin du tuyau restait fixée au mandrin ; on était obligé de le dégager àcoups de maillet, ce qui forçait inévitablement les ca.ibres minces desmandrins, et par suite produisait des tuyaux avec des parois d’inégaleépaisseur.
Le renflement conique imaginé par M. Deconclois et placé à la partieinférieure du mandrin fortifie celui-ci et oppose une plus forte résistancependant la pression ; mais de plus, comme il entre a la fin de l’opérationdans l’œil ou rondelle qui sert à donner le diamètre extérieur du tu\au, ilproduit par sa base un tuyau élargi. Par ce moyen, la fin du tuyau, quiest plus large que le mandrin , tombe d’eile-mème, et celui-ci, qui n’estplus faussé, n’a plus besoin d’être redressé et peut à l’instant même êtreremis en activité (2).
On avait cru dans ces dernières années qu’on pourrait sans inconvénientaugmenter le diamètre des corps de presse, et par suite la force de lapresse elle-même, mais les différences de surface des pistons étaient si
(■I) Nous croyons que M. Rutiler, ingénieur à la manuftclure royale des tabacs est le premier qui-ail établi, c*i France, une presse à fabriquer les tuyaux de plomb produisant un travail manufac-turier.
(2) Brevets expirés , tome lx, page