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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
tasser le coton entre les dents. — La nappe détachée de ce volant par lepeigneurest conduite dans des entonnoirs H, qui la dirigent entre deuxpaires de cylindres d’étirage, et de là aux rouleaux d’appel I. Pour donnerle mouvement à ces divers cylindres ou rouleaux, une petite poulie estmontée sur l’arbre moteur A, et communique par une courroie à la pou-lie h , dont l’axe porte un pignon i qui, par une suite de roues et
/, etc., transmet la rotation, dans des rapports convenables, au volantd’une part, puis aux étireurs et aux délivreurs de l’autre.
Vitesse et travail des différents organes principaux d’unecarde A coton. — Le dessin que nous avons donné pl. 32 représente unecarde dite du système d’Ourscamp, qui est le premier importé en France ,et dont le modèle a été généralement adopté dans la plupart des fabriques.
M. Oger, qui a fait, en 1839, un traité élémentaire de la filature du co-ton, résume, dans un tableau que nous reproduisons ci-dessous, les di-mensions principales et les vitesses des organes travailleurs dans une cardede ce genre.
DÉSIGNATION
DES
ORGANES OU CYLINDRES.
Diamètre
EN
MÈTRES.
Rouleau alimentaire F.
0,068
Cylindre cannelé d. . .
0,031
Petit hérisson e .
0,096
Gros hérisson e'.
0,170
Grand tambour C. . . .
0, 9i0
Petit tambour G.
0, 371
Cylindre cannelé der-rière la tête d’étirage.
0,027
Cylindre cannelé devantla tête d’étirage. . .
0,031
Rouleau d’appel.
0,070
Circonfér.
Vitesse
Vitesse
EN
de
ROTATION
à la
CIRCONFÉR.
OBSERVATIONS.
MÈTRES.
PAR 1'.
PAR 1'.
0,213
0, 276
0, 058
La vitesse de 120 tours
0,0970, 302
0,600500, 000
0, 058150,700
par minute, est un maxi-mum pour les cardes engros, et les numéros or-
0, 534
4,015
2,143
dinaires ; la vitesse est
2,951
1, 417
120, 0003,787
35 i, 1204,446
moindre pour les cardesen tin et des cotons desti-nés à des fils fins.
0,085
59, 400
5, 031
C'est toujours la mar-che du tambour qui rè-gle les vitesses relatives
0, 097
98, 844
9,617
des autres organes.
0, 220
46,150
10,144
En comparant les nombres de ce tableau, il est facile de reconnaître quele développement de la même quantité de matière, à l’entrée et à la sortiede l’appareil, varie considérablement. Ainsi on voit qu’au rouleau alimen-taire, la marche du coton n’est que de 0 m ,058, tandis qu’au rouleau d’ap-pel, elle est de 10™,144, c’est-à-dire que l’allongement ou l’étirage quela carde a fait subir au coton est près de 175 fois sa longueur primitive.Ces chiffres font également connaître le travail fait par la machine dans untemps donné.
On sait que le coton est le plus souvent cardé deux fois : on distinguealors ces deux opérations par les noms de cordage en gros et de cardage enfin. Mais le* machines employées pour ces opérations ne diffèrent entre