406
PUBLICATION INDUSTRIELLE.
au moyen des crochets ou loquets B (fig. 2, 3 et 6), qui sont adaptés à despièces à coulisses b (fig. l re ), rapportées à l’extérieur du bâtis de l'appareil.Des goujons c, qui sont fixés aux deux extrémités du prisme, s’engagentdans les encoches de ces loquets, au moment où celui-ci s’éloigne del’appareil, et comme ces derniers ne peuvent s’allonger ni se raccourcir,ils forcent nécessairement ce prisme à basculer d’une certaine quantité.Des ressorts à boudin d, appliqués contre les deux branches C qui s’adaptentaux deux bouts du prisme, servent à compléter son quart de révolution età le maintenir exactement dans la position qu’il doit occuper lorsqu’il estrapproché du métier, position qui est telle que deux de ses faces sont ver-ticales, et par conséquent les deux autres sont horizontales.
Chacune de ces faces est percée d’un grand nombre de trous cylindri-ques e d’une certaine profondeur (fig. 3), disposés comme le montre leplan fig. 2, symétriquement, soit par rangées de 12 sur la largeur et 70 à 80et plus sur la longueur pour des dessins compliqués, soit seulement parrangées de 6 à 8 en largeur sur 50 à 60 et plus en longueur pour d’autresplus simples ; de sorte que chaque face contient quelquefois 800 à 900 etmême 1,200 trous, qui n’ont pas plus de 4 à 5' millimètres de diamètre et15 à 18 millimètres de profondeur. Il y a des constructeurs qui ont eu lesoin de se faire des outils spéciaux pour percer ces trous avec toute la jus-tesse, toute la précision désirables.
Des boutons coniques ou pointus i sont aussi rapportés à chacune desfaces du prisme, pour y agrafer les cartons à mesure qu’ils se présententà elles ; ces cartons, qui doivent être préalablement découpés en rectanglesuivant des dimensions égales à celles de ces faces, sont aussi percés àl’avance de trous correspondants à ces goujons comme à ceux qui reçoi-vent les ficelles destinées à les relier entre eux, pour former une sorte dechaîne ; de plus, leur surface est plus ou moins criblée d’autres trous,déterminés par la nature des dessins que l’on veut reproduire sur l’étoffefaçonnée. Nous ferons connaître les appareils en usage pour le lisage deces dessins et pour le piquage de ces cartons, opérations très-délicates ettrès-curieuses, qui constituent une fabrication spéciale généralement endehors du tissage mécanique.
Lorsque le prisme occupe la position indiquée fig. 3, l’une de ses facess’applique contre une plaque verticale et fixe D qui est traversée par unesuite de tiges horizontales en fils de fer/, prolongées sur toute la largeurdu métier, et logées par l’autre bout dans une espèce de boîte E qui con-tient un égal nombre de ressorts à boudin (fig. 3 et 4) ; ces ressorts ontpour objet de tendre constamment à pousser les tiges de gauche à droite,et par conséquent de les faire entrer dans les trous du prisme. Or, à cha-cune de ces tiges est formé un œil, qui est traversé par une aiguille oucrochet vertical g, qui est coudé à chaque extrémité, pour, d’une part,pouvoir s’accrocher par le haut à des règles méplates et légèrement incli-nées h , et de l’autre, permettre de suspendre à leur partie inférieure les