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Tome cinquième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

au moyen des crochets ou loquets B (fig. 2, 3 et 6), qui sont adaptés à despièces à coulisses b (fig. l re ), rapportées à lextérieur du bâtis de l'appareil.Des goujons c, qui sont fixés aux deux extrémités du prisme, sengagentdans les encoches de ces loquets, au moment celui-ci séloigne delappareil, et comme ces derniers ne peuvent sallonger ni se raccourcir,ils forcent nécessairement ce prisme à basculer dune certaine quantité.Des ressorts à boudin d, appliqués contre les deux branches C qui sadaptentaux deux bouts du prisme, servent à compléter son quart de révolution età le maintenir exactement dans la position quil doit occuper lorsquil estrapproché du métier, position qui est telle que deux de ses faces sont ver-ticales, et par conséquent les deux autres sont horizontales.

Chacune de ces faces est percée dun grand nombre de trous cylindri-ques e dune certaine profondeur (fig. 3), disposés comme le montre leplan fig. 2, symétriquement, soit par rangées de 12 sur la largeur et 70 à 80et plus sur la longueur pour des dessins compliqués, soit seulement parrangées de 6 à 8 en largeur sur 50 à 60 et plus en longueur pour dautresplus simples ; de sorte que chaque face contient quelquefois 800 à 900 etmême 1,200 trous, qui nont pas plus de 4 à 5' millimètres de diamètre et15 à 18 millimètres de profondeur. Il y a des constructeurs qui ont eu lesoin de se faire des outils spéciaux pour percer ces trous avec toute la jus-tesse, toute la précision désirables.

Des boutons coniques ou pointus i sont aussi rapportés à chacune desfaces du prisme, pour y agrafer les cartons à mesure quils se présententà elles ; ces cartons, qui doivent être préalablement découpés en rectanglesuivant des dimensions égales à celles de ces faces, sont aussi percés àlavance de trous correspondants à ces goujons comme à ceux qui reçoi-vent les ficelles destinées à les relier entre eux, pour former une sorte dechaîne ; de plus, leur surface est plus ou moins criblée dautres trous,déterminés par la nature des dessins que lon veut reproduire sur létoffefaçonnée. Nous ferons connaître les appareils en usage pour le lisage deces dessins et pour le piquage de ces cartons, opérations très-délicates ettrès-curieuses, qui constituent une fabrication spéciale généralement endehors du tissage mécanique.

Lorsque le prisme occupe la position indiquée fig. 3, lune de ses facessapplique contre une plaque verticale et fixe D qui est traversée par unesuite de tiges horizontales en fils de fer/, prolongées sur toute la largeurdu métier, et logées par lautre bout dans une espèce de boîte E qui con-tient un égal nombre de ressorts à boudin (fig. 3 et 4) ; ces ressorts ontpour objet de tendre constamment à pousser les tiges de gauche à droite,et par conséquent de les faire entrer dans les trous du prisme. Or, à cha-cune de ces tiges est formé un œil, qui est traversé par une aiguille oucrochet vertical g, qui est coudé à chaque extrémité, pour, dune part,pouvoir saccrocher par le haut à des règles méplates et légèrement incli-nées h , et de lautre, permettre de suspendre à leur partie inférieure les