PUBLICATION INDUSTRIELLE.
417
La fig. 2 e en est une élévation vue de face, en supposant aussi supprimél’établi en bois sur lequel elle est posée, pour être élevée à la portée del’homme.
La fig. 3“ est une projection latérale de l’appareil, et une section ver-ticale faite par le milieu de l’étau, suivant la ligne 1, 2 du plan.
Construction de l’étau. —Pour peu qu’on examine ces figures, onreconnaît sans peine que la portion du mécanisme appelé étau , qui sert àporter et à serrer fortement la pièce à travailler, consiste dans deux es-pèces de mâchoires A,A', dont l’une, la première A, est fixe, et l’autre, laseconde A', est mobile, de manière à pouvoir s’écarter ou se rapprocherde sa voisine à volonté, au moyen de la vis de rappel B. Cette dispositiona quelque analogie évidemment avec le système d’étau d’ajusteur que l’onemploie dans les ateliers, à l’exception toutefois que dans cet appareil, lamâchoire mobile marche toujours exactement parallèlement à elle-même,au lieu de décrire des portions de cercles autour de la partie inférieure, quidans les étaus ordinaires est assemblée à charnière avec la mâchoire fixe.M. Casimir Lefol a proposé un système d’étau d’ajustement ou de forge, quiremplit aussi cette condition, au moyen de deux vis parallèles. Commecette disposition nous a paru très-heureuse, et constituer un perfection-nement remarquable, nous nous proposons de le donner avec détails dansle prochain volume (1).
Cette application de l’étau sur le devant de la machine à raboter, estd’une grande importance, en ce qu’elle permet de serrer et de desserrerles pièces que l’on veut dresser en quelques instants, sans peine, sans dif-ficulté. Il suffit, en effet, de mouvoir la manivelle C, qui est appliquée,comme d’habitude, à la tête de la vis de rappel B, en la tournant à droiteou à gauche, de manière à faire écarter ou rapprocher les mâchoires sui-vant la distance correspondante à l’épaisseur de la pièce.
Pour que celle-ci, dès qu’elle est pincée entre les deux mâchoires, setrouve à la disposition de l’outil qui doit l’attaquer, M. Decoster a disposél’étau de manière à le faire marcher totalement, soit à droite, soit à gaucheà l’aide d’une seconde vis de rappel D, qui est justement placée dans unedirection perpendiculaire au plan vertical suivant lequel l’outil se meut, etqui fait corps avec le plateau ou disque dressé en fonte E, contre lequeltout le système est solidement appuyé.
Ce plateau lui-même peut avoir aussi, au besoin, un mouvement d’ascen-sion ou de descente, afin de permettre de rapprocher ou d’éloigner àvolonté, les mâchoires de l’outil, suivant la hauteur même des pièces àdresser.
Il résulte donc de cette disposition générale, que l’étau dans lequel onpince l’objet, au lieu d’être invariablement fixé, comme les étaux ordi-naires d’ajusteurs, présente,au contraire, l’avantage de pouvoir changer deposition, soit dans un sens, soit dans l’autre.
(I) On peut déjà en Yoir une description succincte page 252 de ce volume.