PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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d’une augmentation d’épaisseur proportionnelle au diamètre, conduirait à donneraux parois des tubes en cuivre rouge de 15 centimètres de diamètre extérieur, uneépaisseur triple de celle que l’on donne aux tubes des locomotives, c’est-à-dire uneépaisseur de 9 millimètres, ce qui réduirait le diamètre intérieur de ces tubes à13 centimètres 2; pour un diamètre intérieur de 15 centimètres, l’épaisseur devraitêtre égale à 3 -f 150/44 = 10 millimètres 2; telle serait sans doute la moindreépaisseur que l’on aurait dû donner et que l’administration pourrait tolérer à l’ave-nir, si les tubes en cuivre rouge continuaient à être employés pour les chaudièresdes bateaux à vapeur les Éclairs et les Garonnes.
Mais, ainsi que l’observe M. le président de la commission desurveillance deBordeaux , la question de savoir à quelles conditions l’usage de ces tubes pourraêtre conservé, après 1 expiration du délai d’un an accordé aux propriétaires de cesbateaux, ne doit pas être résolue immédiatement. Espérons que, mieux éclairés, cespropriétaires se décideront à suivre l’exemple des constructeurs anglais et de plu-sieurs constructeurs français , qui déjà emploient exclusivement les tubes en ferétiré et soudé à recouvrement. Si, contre notre attente, la fabrication de ces tubesne prenait pas, en France , un développement suffisant pour les besoins de nosfabricants de chaudières tubulaires, il conviendrait sans doute d’admettre en francluse ou avec modération de droits, les tubes importés d’Angleterre.
DESCRIPTION DU BANC A TIRER,
REPRÉSENTÉ FIGURES 1 ET 2 , PLANCHE 39.
La plupart des bancs à tirer construits jusqu’à présent, marchent par unechaîne ou par une crémaillère; mais la machine établie par MM. Mazelinefonctionne par deux vis de rappel qui sont parallèles et placées dans unmême plan horizontal; dans ce système ce sont les filières ou porte-lunettes qui reçoivent un mouvement rectiligne, et les tuyaux à tirer sontfixes, tandis que dans les autres, les lunettes ou filières sont fixes et lesmandrins marchent avec les tuyaux qu’ils portent; telle est la dispositionemployée depuis plusieurs années chez MM. Derosne et Cail, et dans plu-sieurs autres ateliers.
Par la disposition que MM. Mazeline ont adoptée, on a, d’une part,l’avantage d’occuper moins de place, puisque le tuyau à étirer ne sort pasen dehors de la machine, ce qui a lieu dans les machines à chaîne et àcrémaillère; et, d’une autre part, on n’a pas besoin de mandrins de lalongueur des tubes; il suffit d’avoir seulement une embase au bout d’unecourte tige fixe. La dépense des mandrins est considérable, lorsqu’il s’agitde fabriquer des tuyaux très-différents de diamètre, et puis on a aussi plusde difficulté à les retirer; sous ce double rapport, le système de MM Ma-zeline nous a paru très-rationnel, d’une très-heureuse combinaison pourla pratique.
Cette machine est représentée en coupe verticale sur la fig. l re , pl. 39,et en section transversale sur la fig. 2. Elle consiste en deux longues vis àfilets carrés A, qui sont animées d’un mouvement de rotation, soità droite,