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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
documents qu’on ne peut pas se procurer comme on le désirerait. Ainsi,pour commencer le sixième volume, voulant traiter des chemins de fer at-mosphériques et à air comprimé, comme plusieurs personnes nous en ontexprimé le désir, nous avons dû, dans l’intérêt de la vérité et du sujet même,prendre des renseignements partout, en France et 5 l’étranger, soit dansles brevets, soit dans les brochures, soit auprès des inventeurs eux-mêmes ; onpourra se faire une idée de l’importance de ces recherches, en sachant quedans notre pays seulement, et en quelques années, il a été pris près de 70brevets, que nous avons dû voir, examiner avec détails, afin d’en rendre uncompte exact autant que possible. On comprend alors que pour atteindrenotre but, ne pouvant pas obtenir toutes les notes, tous les documens dontnous avons besoin, dans un temps limité, il nous est impossible, malgrétoute notre bonne volonté, de faire paraître nos livraisons à des époques fixes,déterminées, tout en préparant nos matériaux longtemps à l’avance.
Tenant avant tout à justifier la confiance dont on nous a cru digne, nouscherchons à conserver à notre Recueil le caractère de sévérité et de rigo-risme que nous nous efforçons de lui donner; nous faisons pour cela tousles sacrifices nécessaires, soit pour la bonne exécution des planches, soitpour l’exactitude du texte. Pour varier et multiplier les matériaux, noussommes nécessairement obligé de consacrer moins de détails dans certainscas, à chaque appareil, à chaque outil, que dans les premiers volumes'aux-quelsnous renvoyons quelquefois; mais le texte y supplée en grande partie,les dimensions principales, les cotes que nous avons le soin d’indiquer ai-dent beaucoup , le dessin et les chiffres, les règles, les tables, simplifientles calculs, et font souvent mieux comprendre que des formules compli-quées, que des raisonnements trop longs et parfois fastidieux. Nous par-lons, d’ailleurs, à des industriels, à des constructeurs, à des fabricants, àdes ingénieurs, à toutes personnes enfin qui comprennent la langue dé-sormais universelle du dessin des machines, et qu’il faut intéresser par lechoix et la variété des matières.
Nous avons encore plusieurs sujets fort importants à traiter, comme ceuxqui sont relatifs aux usines à fer, aux filatures, aux chemins de fer; nous es-pérons que pour les appareils que nous allons publier, le 6 e volume ne pa-raîtra pas au-dessous de ceux qui l’ont précédé; il suffira, à cet effet, dureste, de jeter les yeux sur la nomenclature suivante: machines à vapeur ho-rizontales, laminoirs, cisailles, broyeurs, bancs à tirer, tubes, moteurs, sou-papes et pompes des chemins atmosphériques, marteaux et squeezersà va-peur, locomotives, wagons, machines à détente (système de Cornouailles ),dragues à vapeur, bancs à broches, peigneuses mécaniques, métiers de fila-ture, appareils de blanchisserie, roues à tympan, turbines, machines souf-flantes, dispositions générales d’usines à fer, de fabriques de sucre, d’ate-liers de construction, de moulins à blé, nouveaux systèmes de chaudières,machines à clous, à briques, à sculpter, télégraphie électrique, machine àplacage continu, etc., etc.