PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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BROYEUSE POUR LE CACAO, Fig. 3 et 4.
Son système a quelque analogie avec celui que M. Moulfarine, mécani-cien à Paris , a proposé, il y a déjà bien des années, pour laver les cendresqui, provenant des ateliers de bijoutiers, de batteurs d’or, etc., doivent êtretravaillées pour en retirer les parcelles d’or qu’elles contiennent. Il consisteen deux meules ellipsoïdes en granit, montées libres sur un axe communet recevant un mouvement de rotation continu , dans une auge circulaireégalement en granit, renfermée dans une cuvette cylindrique en fonte quel’on dispose pour être, au besoin, chauffée à la vapeur.
Telle est la machine représentée en plan (fig. 3, pl. 2), et en coupe ver-ticale passant par l’axe (fig. 4), et que M. Hermann établit sur toutes di-mensions, soit pour marcher à bras, soit pour marcher par un manège oupar un moteur.
L’auge circulaire fixe A, dans laquelle se mettent les substances à tri-turer ouà mélanger, est tirée d’une meule de granit qui, comme on le sait,est une pierre extrêmement dure et que l’on taille suivant une forme demi-circulaire, afin que le sucre et le cacao tendent toujours à descendre sur lefond. Elle repose sur plusieurs tasseaux a venus de fonte avec l’enveloppecylindrique B, qui ne sert pas seulement à la porter, mais encore à rece-voir la vapeur que l’on y fait arriver d’un générateur par le tuyau à robinetb, afin d’échauffer la pierre et de maintenir ainsi l’appareil dans une cer-taine température qui est essentielle pour la fabrication spéciale du cho-colat.
Déjà, dans les machines à pilons, on avait reconnu la nécessité, pour ob-tenir un bon travail, de chauffer la base des mortiers, soit en les posant surdes sortes de réchauds, soit plutôt en les enveloppant d’une chemise afind’y faire circuler de la vapeur. Il en est de même des machines à cônes ouà cylindres. On comprend que M. Hermann ait dû également chercher àchauffer son nouvel appareil, et à y appliquer plus particulièrement la va-peur, qui présente l’avantage de donner une température régulière, égalepartout. Nous pensons que l’on pourrait également chauffer avec une cir-culation d’eau chaude, qui offrirait encore plus de régularité.
Par la disposition de son enveloppe B, la meule est chauffée, non-seule-ment en dessous, mais encore sur tout son pourtour cylindrique, parceque la vapeur peut circuler partout : elle ne trouve pas d’autre issue quecelle déterminée par le petit tuyau c, qui doit être aussi muni d’un robinet.
Dans des machines d’une certaine puissance comme celle que nous avonsdessinée , et qui doivent nécessairement marcher par un cheval ou par unmoteur hydraulique ou à vapeur, le système doit être assis solidement surun massif en maçonnerie C, et relié par des boulons d, ou sur de fortespièces de charpente. Les petits appareils, marchant à bras, peuvent êtreportés sur de simples bâtis en bois ou en fonte, qui permettent de les trans-porter aisément tout montés.