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Tome sixième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

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BROYEUSE POUR LE CACAO, Fig. 3 et 4.

Son système a quelque analogie avec celui que M. Moulfarine, mécani-cien à Paris , a proposé, il y a déjà bien des années, pour laver les cendresqui, provenant des ateliers de bijoutiers, de batteurs dor, etc., doivent êtretravaillées pour en retirer les parcelles dor quelles contiennent. Il consisteen deux meules ellipsoïdes en granit, montées libres sur un axe communet recevant un mouvement de rotation continu , dans une auge circulaireégalement en granit, renfermée dans une cuvette cylindrique en fonte quelon dispose pour être, au besoin, chauffée à la vapeur.

Telle est la machine représentée en plan (fig. 3, pl. 2), et en coupe ver-ticale passant par laxe (fig. 4), et que M. Hermann établit sur toutes di-mensions, soit pour marcher à bras, soit pour marcher par un manège oupar un moteur.

Lauge circulaire fixe A, dans laquelle se mettent les substances à tri-turer ouà mélanger, est tirée dune meule de granit qui, comme on le sait,est une pierre extrêmement dure et que lon taille suivant une forme demi-circulaire, afin que le sucre et le cacao tendent toujours à descendre sur lefond. Elle repose sur plusieurs tasseaux a venus de fonte avec lenveloppecylindrique B, qui ne sert pas seulement à la porter, mais encore à rece-voir la vapeur que lon y fait arriver dun générateur par le tuyau à robinetb, afin déchauffer la pierre et de maintenir ainsi lappareil dans une cer-taine température qui est essentielle pour la fabrication spéciale du cho-colat.

Déjà, dans les machines à pilons, on avait reconnu la nécessité, pour ob-tenir un bon travail, de chauffer la base des mortiers, soit en les posant surdes sortes de réchauds, soit plutôt en les enveloppant dune chemise afindy faire circuler de la vapeur. Il en est de même des machines à cônes ouà cylindres. On comprend que M. Hermann ait également chercher àchauffer son nouvel appareil, et à y appliquer plus particulièrement la va-peur, qui présente lavantage de donner une température régulière, égalepartout. Nous pensons que lon pourrait également chauffer avec une cir-culation deau chaude, qui offrirait encore plus de régularité.

Par la disposition de son enveloppe B, la meule est chauffée, non-seule-ment en dessous, mais encore sur tout son pourtour cylindrique, parceque la vapeur peut circuler partout : elle ne trouve pas dautre issue quecelle déterminée par le petit tuyau c, qui doit être aussi muni dun robinet.

Dans des machines dune certaine puissance comme celle que nous avonsdessinée , et qui doivent nécessairement marcher par un cheval ou par unmoteur hydraulique ou à vapeur, le système doit être assis solidement surun massif en maçonnerie C, et relié par des boulons d, ou sur de fortespièces de charpente. Les petits appareils, marchant à bras, peuvent êtreportés sur de simples bâtis en bois ou en fonte, qui permettent de les trans-porter aisément tout montés.