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concavité sera tournée en vertu de l’action de la gravité sur chacun despoints de la longueur des bigues, laquelle action déterminera toujours unepremière flexion dans ce sens? De sorte que des haubans intermédiairespeuvent être toujours utiles, mais des arcs-boutants ne peuvent l’être quedans un appareil assez peu incliné pour pouvoir être renversé par le vent, oudans un appareil destiné à poser ou à prendre des fardeaux à terre commecela a lieu pour la machine du Hâvre, ou, enfin, dans le cas où les haubansintermédiaires, s’il y en avait, seraient maladroitement rivés outre mesure.
«Ces considérations nous conduisent à proposer de construire l’appareilproposé sans arcs-boutants et sans haubans intermédiaires. Puis si, contretoute probabilité, on venait dans l’essai à reconnaître l’utilité de l’un ou del’autre, on les ajouterait sur place, ce qui peut se faire facilement.
« Pour résister au renversement de l’appareil dans le cas extrême, nousavons admis ci-dessous qu’il fallait des haubans appliqués à la tête de l’ap-pareil et capables de faire équilibre à un effort de traction de 72 tonneaux,leur empâture étant supposée égale à la longueur des bigues.
« Dans la machine à mâter du Hâvre, il n’y a qu’ un seul hauban en chanvresur chacune des deux bigues. Nous pensons qu’il n’y a pas à hésiter à em-ployer les haubans en fils de fer de préférence aux haubans en cordages.Les premiers présentent sur les seconds plusieurs avantages signalés, dontun seul, à l’exclusion de tous les autres, suffit pour expliquer notre préfé-rence ; c’est qu’ils s’allongent beaucoup moins que ces derniers.
« Quant au nombre des haubans, je pense, contrairement à l’opinion deM. Mazeline, qu’il y a avantage de le multiplier. J’adopte trois haubans dechaque côté, et je suppose les manilles ou points d’attache disposés de ma-nière à en mettre un plus grand nombre, si on le jugeait nécessaire, parexcès de précaution.
« En admettant que la force se répartisse également entre ces six hau-bans, ils doivent résister chacun à un effort de 12 tonneaux. Chaque haubanétant composé d’un faisceau de fil de fer de 51 millimètres de diamètre oude 250 kilogrammes de 3 ra / m , il n’en résulterait qu’une charge de 48 kilo-grammes par fil ou de 7 kilogrammes par millimètre carré. On pourraitévidemment leur faire porter le double et même le quadruple, puisque dansles essais des ponts suspendus la charge des faisceaux est souvent portéebien au-dessus de ce dernier terme. 11 est, d’ailleurs, facile de constater,par des expériences directes, que du fil de fer, non recuit, conserve inté-gralement son élasticité presque jusqu’au moment de sa rupture.
« Chaque moufle se compose de six cordons qui, dans la charge d’essai,auront à supporter chacun 3,333 kilogrammes et, en outre, une tensionprovenant de la perte de force due au frottement et à la raideur des cordes.La première de ces deux causes ne peut être bien grande avec des réatsd’un aussi grand diamètre que ceux que nous avons adoptés, et avec des réatsmobiles sur des galets. La seconde est presque nulle avec des câbles-chaînes. Tels sont les motifs pour lesquels nous adoptons pour ces manœu-