PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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claré avoir souvent élevé jusqu’à 80,000 mètres cubes par 24 heures, ce quicorrespond à un travail de
80.000 nnnn
———= 3333 mc ' par heure,
Avec une force moyenne de 30 chevaux-vapeur, la hauteur à laquellel’eau est élevée est moyennement de 2 mètres environ.
L’auteur dont nous avons parlé plus haut, M. Perronet, a employé uneroue à tympan à palettes courbes, ayant 5" 85 de diamètre extérieur etportant 24 cloisons, et qui élevait les eaux à 2“ 60; lorsque cette roue plon-geait dans l’eau de 0“ 24, 12 hommes, appliqués à une roue à chevilles ,établie sur le même arbre, lui faisaient faire 21/2 tours par 1' et élevaient123 mètres cubes d’eau par heure.
M. Cavé établit de telles roues entièrement en fer, fonte et tôle, à raisonde 1 franc le kilogramme*
PROCÉDÉ POUR RÉDUIRE LE BOIS EN PATE, ET LE RENDRE AINSIPROPRE A LA FABRICATION DU PAPIER,
PAR M. VOELTER, FABRICANT A HEIDENHEIM.
Ce procédé consiste en une meule cylindrique qui peut avoir un plus ou moinsgrand diamètre, comme aussi différentes largeurs ; on lui donne 1 mètre environde diamètre extérieur et 35 à 40 centimètres de large ; on lui imprime une vitessede rotation de 100 à 120 tours par minute. Sa surface inférieure plonge dans l’eaurenfermée dans la caisse de l’appareil. Les morceaux de bois que l’on veut réduire,sont contenus dans une pièce de fonte qui tend constamment à les faire appuyercontre la surface de la meule, au moyen de contre-poids suspendus à l’extrémitédes bras qui la terminent.
On comprend sans peine que ce système peut subir diverses modifications danssa construction ; l’important est de faire embrasser une grande portion de la cir-conférence de la meule, par un certain nombre de morceaux de bois, forcés des’appuyer également sur toute sa largeur.
Au lieu de charger le balancier on les supports qui portent ces bois, on pourraitévidemment les faire appuyer contre la meule par des ressorts, ou bien encore lesfaire avancer proportionnellement à l’usure, par un mécanisme mobile, marchantcomme un support à chariot.
Les bois doivent être, autant que possible, choisis sans nœuds, afin de s’effilerbien également. On peut employer indifféremment de l’eau chaude ou de l’eaufroide.
Cette pâte ou cette bouillie est mélangée soit avec 1/3, soit avec 1/2 ou avec 3/4de chiffons , pour servir ainsi à la fabrication du papier. On conçoit que la pro-portion entre la pâte de bois et la pâte de chiffons peut varier suivant la nature ,ou le genre de papier que l’on se propose de fabriquer pour le commerce.