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Tome sixième.
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186 PUBLICATION INDUSTRIELLE.

grandes machines consommeront par seconde un poids de vapeur égal à 0 k ii.6066.

Les petites approximativement 0 0402.

En somme 0 6468.

Daprès cela 3 chaudières pourraient paraître un peu faibles, mais comme la con-sommation de vapeur ne sera que momentanée, tandis que la production dureraplus longtemps, il y aura nécessairement accumulation de vapeur, au momentles machines se mettront en mouvement, et légère diminution dans la pressionquand elles sarrêteront. 3 grilles en fer paraissent donc devoir suffire dans la plu-part des cas, et comme il y en aura toujours 2 de plus disponibles à chacune desstations de Chatou et de Nanterre , il est évident quon se trouvera au-dessus detoutes les éventualités de travail forcé et de réparations qui pourraient se pré-senter.

Les machines de Saint-Germain auront une puissance double; on compte sur6 grilles en feu ordinairement, et 2 disponibles pour la même raison que ci-dessus.

Direction des foyers et chaudières lors de lexploitation du che-min. Voici maintenant un aperçu de la manière dont se gouverneront les chau-dières quand le chemin de fer sera en activité ; prenons pour exemple celles de lamachine de Cliatou.

Supposons quun convoi ait passé venant de Saint-Germain, la machine de Cha-tou venant de fonctionner, la pression dans la chaudière est tombée en dessous dela pression normale, et également aussi par suite de la fermeture des cendriers etdes registres de la cheminée; pour diminuer encore la pression, on injecte leaunécessaire à lalimentation au moyen de la petite machine de service ; dans cet état,les chaudières peuvent rester un temps fort long sans variation sensible dans lapression. 5 ou 6 minutes avant le passage dun nouveau train signalé par les can-tonniers, ou le télégraphe électrique, le chauffeur charge les grilles et met en jeu leventilateur, après avoir ouvert le registre de la cheminée; au bout de 3' environ, lefeu, presque éteint et complètement sombre, devient vif et brillant ; on arrête leventilateur, et le tirage continue à se produire énergiquement par la cheminée ; lapression remonte, en quelques secondes , à son état normal. On met alors en jeules pompes pneumatiques qui préparent le vide dans les tubes en 3' ou 4', selon ledegré de raréfaction quexige le convoi de propulsion, puis elles continuent à fonc-tionner pendant le temps que le train est engagé et jusquà son arrivée; le calculexact du temps exigé pour la raréfaction et la marche des trains ayant été établiplus haut, il est inutile de le répéter ici ; lors de larrivée du convoi, la pressionde la vapeur est diminuée si le chauffeur a eu soin de ne pas recharger ses grillesau dernier moment; il doit fermer le cendrier, le registre de la cheminée, et opérerlalimentation pour abaisser la température ; les choses se retrouvent alors dans lemême état quau commencement, et la série des manœuvres recommence en sui-vant le même cercle.

Nécessité, daprès ce qui précède, de lemploi dune grande détente. Il résulte de ce qui précède que la pression de la vapeur dans les chaudières estessentiellement variable ; cette circonstance inhérente à la marche intermittentedes machines rend évidente la nécessité quil y avait demployer la vapeur avec unedétente aussi étendue que celle de 1 /10 e ; de cette manière, en effet, sous lin-fluence régulatrice du pendule conique, les machines pourront développer la mêmepuissance, lors même que la pression dans les chaudières serait tombée à 3 ou 4