Band 
Tome sixième.
Seite
234
JPEG-Download
 

PUBLICATION INDUSTRIELLE.

234

siner cette partie du mécanisme à la place quil doit occuper, nous endemandons pardon à lauteur ; mais nous avons pensé quon excuseraitaisément la modification que nous sommes obligé de faire, en reportant lemécanisme vers le sol, au lieu de le placer vers le haut.

Le tambour A de la râpe a une longueur sensiblement plus grande quecelle quon a lhabitude de donner dans les appareils de ce genre ; il estalimenté par deux trémies égales B dans lesquelles on apporte les tuber-cules que lon veut réduire en pulpe. Ces trémies sont en fonte et renfer-ment chacune un poussoir C, qui y est ajusté avec soin.

Ces deux poussoirs sont tout à fait indépendants lun de lautre, et leurmouvement est de même ; ils sont disposés de telle sorte que, lorsque lunest vers le commencement de sa course, lautre arrive vers la fin, et réci-proquement. Ils sont chacun attachés par articulation à la fourchette quiforme la tête des bielles en fer forgé D ; celles-ci ne sont réellement qua-grafées aux tourillons des poussoirs, de manière quon peut aisément lesdécrocher à la main, lorsquon le juge nécessaire, et cela pendant lamarche même de la machine, ce qui est un avantage, parce quon peutsouvent éviter des accidents en empêchant un poussoir de marcher, quandon saperçoit, par exemple, quune pierre vient se présenter à laction dela râpe.

Les mêmes bielles sont attachées par leur autre extrémité à la tête desleviers ou balanciers à trois branches E mobiles autour de laxe fixe a. Labranche opposée de ces balanciers est munie dun galet b contre lequelvient sappliquer la circonférence dune virgule ou came à développante F,dont on voit un détail fig. 10. La branche la plus courte de ces mêmesleviers, celle du milieu, porte un contre-poids c, qui a pour objet detendre constamment à faire appuyer le galet contre la came ou lexcen-trique pendant la marche, et de ramener les balanciers à leur position pri-mitive dès que leurs galets sont abandonnés par la courbe des virgules.

Laxe en fer G, sur lequel sont montées les deux développantes, estmuni, à lune de ses extrémités, dune roue droite dentée H, par laquelleil reçoit un mouvement de rotation très-lent qui nest pas de plus de sixrévolutions par minute. Ainsi, chacun des poussoirs ne savance contrela circonférence du tambour que six fois pendant que celui-ci tourne avecune vitesse qui, comme on le sait, peut sélever de 800 à 900 tours parminute, et quelquefois plus. Cette marche extrêmement lente des pous-soirs est très-favorable au travail de la machine, en ce quon obtient despulpes extrêmement fines, et par suite, plus de rendement en jus lorsquilsagit de betteraves, ou plus de fécule lorsquil sagit de pommes de terre.

Le mouvement est transmis à la roue H par le pignon I, qui est montésur laxe intermédiaire J, lequel porte les poulies K. On comprend sanspeine que par les rapports établis entre les diamètres des poulies, on arriveà faire marcher le tambour de la râpe avec une grande vitesse, pendantque les poussoirs marchent au contraire très-lentement.