PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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siner cette partie du mécanisme à la place qu’il doit occuper, nous endemandons pardon à l’auteur ; mais nous avons pensé qu’on excuseraitaisément la modification que nous sommes obligé de faire, en reportant lemécanisme vers le sol, au lieu de le placer vers le haut.
Le tambour A de la râpe a une longueur sensiblement plus grande quecelle qu’on a l’habitude de donner dans les appareils de ce genre ; il estalimenté par deux trémies égales B dans lesquelles on apporte les tuber-cules que l’on veut réduire en pulpe. Ces trémies sont en fonte et renfer-ment chacune un poussoir C, qui y est ajusté avec soin.
Ces deux poussoirs sont tout à fait indépendants l’un de l’autre, et leurmouvement est de même ; ils sont disposés de telle sorte que, lorsque l’unest vers le commencement de sa course, l’autre arrive vers la fin, et réci-proquement. Ils sont chacun attachés par articulation à la fourchette quiforme la tête des bielles en fer forgé D ; celles-ci ne sont réellement qu’a-grafées aux tourillons des poussoirs, de manière qu’on peut aisément lesdécrocher à la main, lorsqu’on le juge nécessaire, et cela pendant lamarche même de la machine, ce qui est un avantage, parce qu’on peutsouvent éviter des accidents en empêchant un poussoir de marcher, quandon s’aperçoit, par exemple, qu’une pierre vient se présenter à l’action dela râpe.
Les mêmes bielles sont attachées par leur autre extrémité à la tête desleviers ou balanciers à trois branches E mobiles autour de l’axe fixe a. Labranche opposée de ces balanciers est munie d’un galet b contre lequelvient s’appliquer la circonférence d’une virgule ou came à développante F,dont on voit un détail fig. 10. La branche la plus courte de ces mêmesleviers, celle du milieu, porte un contre-poids c, qui a pour objet detendre constamment à faire appuyer le galet contre la came ou l’excen-trique pendant la marche, et de ramener les balanciers à leur position pri-mitive dès que leurs galets sont abandonnés par la courbe des virgules.
L’axe en fer G, sur lequel sont montées les deux développantes, estmuni, à l’une de ses extrémités, d’une roue droite dentée H, par laquelleil reçoit un mouvement de rotation très-lent qui n’est pas de plus de sixrévolutions par minute. Ainsi, chacun des poussoirs ne s’avance contrela circonférence du tambour que six fois pendant que celui-ci tourne avecune vitesse qui, comme on le sait, peut s’élever de 800 à 900 tours parminute, et quelquefois plus. Cette marche extrêmement lente des pous-soirs est très-favorable au travail de la machine, en ce qu’on obtient despulpes extrêmement fines, et par suite, plus de rendement en jus lorsqu’ils’agit de betteraves, ou plus de fécule lorsqu’il s’agit de pommes de terre.
Le mouvement est transmis à la roue H par le pignon I, qui est montésur l’axe intermédiaire J, lequel porte les poulies K. On comprend sanspeine que par les rapports établis entre les diamètres des poulies, on arriveà faire marcher le tambour de la râpe avec une grande vitesse, pendantque les poussoirs marchent au contraire très-lentement.