Band 
Tome sixième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

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Mais ces bandes, qui ont passé à des laminoirs ordinaires semblables àceux qui sont en usage dans les fabriques de fer, de cuivre, ou dautresmétaux, nont pas toujours une parfaite égalité dépaisseur dans toute leurétendue, de sorte que les flans que lon y découperait, si on ne les régu-larisait pas préalablement, ne présenteraient pas. toute la rigueur néces-saire en épaisseur et en poids. Pour atteindre lexactitude désirable, onemploie dans différents hôtels de monnaies, des bancs à tirer, appeléscommunément dragons , construits avec beaucoup de soin et auxquels onsoumet ces bandes avant de les découper, pour les rectifier et les mettreautant que possible à la même épaisseur. Il est certain que lon ny passepas celles qui contiennent des piqûres, des pailles, ou la moindre soufflureapparente à lœil nu ; elles sont mises au rebut pour être jetées au creusetavec les lingots.

A lexception de M. Debladis, gérant des usines de Fourchambaut, nousne sachons pas que personne ait cherché à modifier le système de prépara-tion des flans, qui ne laisse pas que dêtre long et dispendieux, non-seule-ment par les diverses manipulations quon fait subir au métal, mais encorepar les nombreux recuits quon est obligé de lui donner pendant lopération,et par les déchets qui résultent des rebuts. Si, comme nous lespérons, leprocédé proposé par M. Debladis pour la fabrication des flans destinés àla monnaie de billon, est accepté, nous en parlerons avec détails.

En attendant, comme le dragon ou le banc à tirer les bandes métalliques,construit par M. Mesmer, ingénieur de Graflenstaden, est un outil précieuxqui se recommande par sa bonne exécution et par les diverses applicationsque lon peut en faire dans lindustrie, nous avons cru devoir le faire con-naître.

DESCRIPTION DU DRAGON OU BANC A TIRER,

REPRÉSENTÉ FIG. 1 A 6, PL. 22.

La fig. I re représente une coupe longitudinale de la machine. Laflg. 2 e est une section transversale faite par laxe de la roue motrice.Et la fig. 3 e une vue par bout du côté des cylindres étireurs.

On voit par ces figures que la bande métallique A, qui doit être soumiseà laction de lappareil, est serrée à lune de ses extrémités par une pincemobile en fer B, formée de deux branches assemblées à charnière autour(lu tourillon «. Ces branches sont coudées vers lautre bout pour se rappro-cher et embrasser en partie laxe b, qui fait corps avec le chariot C.

Cette disposition est telle, que plus le chariot tire, plus la pince sert labande, et par conséquent plus celle-ci est tenue solidement, de sorte quelon peut être certain quelle nest pas susceptible dêtre abandonnée pen-dant la marche de la machine.

Le chariot est mis en mouvement par une chaîne sans fin du système deGalle. Les maillons c de cette chaîne sont réunis par des goujons d en