PUBLICATION INDUSTRIELLE. 293
lablementbien dressée sur toutes ses faces, et présentant une égale épais-seur sur toute son étendue.
Le système est ajusté avec soin dans un cadre rectangulaire en fer N quiretient les matrices après que les pièces sont en place, et permet de lesprésenter aux cylindres du laminoir sans craindre qu’elles ne se déran-gent.
M. Béguin, qui est fabricant d’orfèvrerie, a fait ses premiers essais avecdes matrices gravées pour des petits couverts qu’il a ainsi imprimés au la-minoir. Ses expériences l’ont convaincu qu’on pouvait appliquer cette idéeà une foule d’objets de bijouterie, d’orfèvrerie et même de coutellerie.
Aussi il en a fait le sujet d’un brevet d’invention de quinze ans qu’il apris le 7 avril 1845.
NOUVEAU SYSTÈME DE TOUR SANS SUPPORT,
propre à aléser et tourner des surfaces cylindriques et coniques,
Par M. PAPEIL, Mécanicien, à Paris .
Dans les différents systèmes de tours que l’on a proposés et exécutés jusqu’ici, ons’est constamment servi d’un support à chariot sur lequel se place l’outil propre autournage ou à Présage des pièces, et d’une poupée mobile ou contre-poupée, placéesur la même ligue que la poupée fixe qui porte l’arbre principal et les mouvements,et n’ayant qu’un mouvement dans le sens de l’axe de la machine. Ces dispositionsprésentent l’inconvénient d’exiger de centrer la pièce montée sur le plateau du tourtrès-exactement avant de commencer à l’aléser, ce qui prend beaucoup de tempset de peine; elles sont d’ailleurs compliquées, et rendent l’appareil beaucoup plusdispendieux.
Par le système de tour que M. Papeil a imaginé, on a l’avantage, d’une part, desupprimer le support à chariot ou porte-outil, et de l’autre, de pouvoir placer leporte-lames, qui est alors dépendant de la poupée mobile, dans la direction conve-nable par rapport à la pièce qu’on veut travailler, sans être obligé de chercher àcentrer celle-ci et de l’assujétir exactement sur le plateau du tour.
Ainsi, la poupée mobile est disposée de telle sorte que non-seulement elle peutse mouvoir dans la direction même de l’axe, mais encore dans une direction perpen-diculaire à cet axe, et de plus, pivoter sur elle-même, de sorte que l’on peut tou-jours lui faire prendre la position qu’on désire, qu’on veuille aléser soit des trouscylindriques, soit des trous coniques. Le porte-outils ou le porte-lames est en outredisposé pour avancer seul, par le mouvement même du tour, sans le secours de lamain de l’ouvrier.
VI.
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