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IU'BÏ.ICATION INDUSTRIELLE.
Le constructeur nous a dit qu’une telle turbine reviendrait à 12 ou13000 francs, sans la pose, ni le transport, et sans les frais de maçonnerieni de charpente. Nous devons ajouter que M. André s’est fait breveterdepuis 1846 pour son système de turbine perfectionnée.
TURBINES DITES A DOUBLE EFFET, PAR MM. A. KOKCIILIN ET C e ,FTCt. 2 , ÏT FIG. a ET b , PL. 23 .
Quoique ce système soit connu, et qu’il ait déjà été publié dans les bul-letins de la Société de Mulhouse et de la Société d’Encouragement, nousavons pensé qu’il ne serait pas superflu d’en parler dans notre Recueil, àcause du succès qu’il a eu généralement, et du principe particulier surlequel il repose.
Ce principe est ainsi exposé par les auteurs mêmes :
En mettant en communication deux biefs superposés, par un tuyau dont on res-serre la section par un récepteur placé en un point quelconque, pris dans sa hau-teur, la vitesse de la veine fluide, à l’endroit ainsi resserré, sera celle due à la dif-férence de hauteur des deux niveaux.
L’on conçoit donc que ce récepteur, convenablement disposé, sera capable detransmettre toute l’action due à la vitesse à lui imprimée par le passage de laveine fluide.
Cette heureuse application nous permet de placer notre récepteur, ou notre tur-bine, à un point quelconque pris dans la hauteur de la chute, suivant les conve-nances ; la colonne inférieure pouvant être prolongée à volonté, sans toutefoisdépasser l’équilibre de la pression atmosphérique. Ainsi, l’action de l’eau se pro-duit simultanément, par la pression de la colonne qui est supérieure au moteur,combinée avec l’attraction de la colonne qui lui est inférieure, et de cette combi-naison nous avons tiré la dénomination de Turbine à double effet.
D’après ce principe, les constructeurs ont établi leurs moteurs, soit versla partie supérieure de la chute (fig. 2), comme on a pu le voir sur lemodèle même qu’ils envoyé à l’exposition de 1844, soit vers le milieu de lachute, et notablement au-dessus du niveau inférieur.
La turbine est construite, au reste, sur le système d’Euler , comme cellede M. Fontaine , que nous avons donnée avec détails dans le 4 e vol. Ainsi,elle consiste en une zone horizontale mobile À, en fonte, environnée de sesaubes a, et ajustée sur l’arbre vertical B qu’elle entraîne dans son mouve-ment de rotation. Elle est surmontée de la couronne fixe C munie desaubes conductrices b.
Cette couronne est renfermée dans un cône en fonte D, qui sert de bâtisà tout le récepteur, et porte en outre la erapaudine c du pivot de l’arbre.Dans les turbines de petite dimension, ce double cône repose sur un tuyauen fonte ou en tôle, qui sert de conduit, et qui se prolonge jusqu’à lapartie inférieure de la chute. Pour les turbines qui doivent dépenser degrandes quantités d’eau, on remplace le tuyau par un puits en maçonnerie.Une vanne est appliquée au bas de la chute, pour servir à régler la dépense