PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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d’une espèce de cloche Q, laquelle est ici supposée fondue avec le moyeumême qui porte les bras ou croisillons F de la turbine. La cuvette est pleined’huile et renferme la crapaudine t et le grain d’acier u, qui porte le pivot vde l’arbre ; on peut en outre la rentrer au moyen des vis de pression et àcontre-écrous x. La poëlette est tenue au-dessus de la plaque d’assise O, pardes petites colonnes y, que traversent des boulons à écrou. La vis à soula-ger y, qui est placée au-dessous de la crapaudine, traverse, comme nousl’avons dit, l’écrou fileté r, percé de plusieurs trous à sa circonférence pourpermettre de le faire tourner à l’aide d’une clef. Cet écrou se trouvantentre la plaque d’assise et le fond de la poëlette, force nécessairement la visà monter ou à descendre, lorsqu’on le tourne à droite ou à gauche ; dans cemouvement la vis ne peut tourner, parce qu’elle est retenue par une clavetteou nervure par la poëlette même dans laquelle elle peut seulement glisserverticalement. 11 résulte de cette disposition, que la pression de l’eau quipeut venir autour de la crapaudine à mesure que le niveau inférieur de l’eaus’élève, force l’air à séjourner dans la partie supérieure de la cloche Q, etpar suite il réagit sur l’eau, et empêche celle-ci d’arriver jusque dans lacuvette et par conséquent jusque sur la pointe v et son grain d’acier.
D’après la description qui précède, on peut sans peine comprendre le jeude cet appareil ; l’eau du bief arrive par le canal souterrain R, dans l’inté-rieur de la roue à directrices D, d’où elle s’échappe, convenablement diri-gée par celles-ci, pour exercer son action sur les aubes de la roue mobile A,ou de la turbine. Celle-ci transmet son mouvement par ses bras F à l’arbrevertical G, et par suite à l’engrenage qu’il porte à son sommet.
Comme nous l’avons dit, la dépense d’eau se règle au moyen de la vannecirculaire, garnie de ses obturateurs qui remplissent tout l’espace libreentre chaque aube de la turbine, et tournent constamment avec elle, quelleque soit d’ailleurs leur position par rapport au fond de la roue mobile.
WM. Laurent et Deckherr disent qu’avec ce système de vannage mobile, laturbine, quel que soit le volume d’eau disponible, fonctionne toujours dansson état normal, à pleins tuyaux, c’est-à-dire dans les conditions les plusavantageuses, et constamment les mômes.
Ce vannage possède encore une propriété fort remarquable et très-utile;c’est celle de se manœuvrer avec la plus grande facilité, la poussée de l’eaudans la turbine mobile contre la partie inférieure des obturateurs, étantau moins suffisante pour équilibrer la résistance due au frottement de lavanne contre les aubes de cette turbine, et même le poids total de ce van-nage et de la transmission. 11 résulte de cette propriété que pendant letravail de la turbine, le frottement du collier sur le manchon est presquenul, et même très-peu important pendant la manœuvre de la vanne.
Lorsqu’il est nécessaire de visiter le pivot, il suffit de retirer la clavettes > fig. 3; et au moyen de quatre boulons, on fixe le moi eu et les bras dela turbine avec les croisillons du cercle de la vanne ; puis on enlève la tur-bine en manœuvrant la transmission de mouvement qui monte la turbine