PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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il se distribue dans les conduits de chaque paire de meules; écrasé bientôtpar celles-ci, la mouture qui en résulte, composée de farines, de sons et derésidus, tombe d’abord dans un récipient qui la conduit par une vis sansfin à une chaîne à godets, au moyen de laquelle elle est élevée jusqu’audernier étage de l’usine, afin de retomber dans une chambre où un ramas-seur la remue lentement pour la refroidir et la projeter par petites quan-tités dans des bluteries qui en séparent les farines des sons et recoupettes ;les premières sont reçues dans une chambre spéciale dite à mélange , d’oùon peut aisément la mettre en sac, ce qui se fait encore par un mécanismetrès-simple auquel on a donné le nom de poche anglaise. Les sons et lesgruaux sont blutés à part et reçus dans des cases spéciales ou dans des sacs.
On voit donc, d’après ce simple exposé, que tout le travail des ouvriersemployés dans un tel moulin consiste, d’une part, à recevoir le blé, à lejeter dans la trémie, et de l’autre, à mélanger les farines, à les mettre ensacs, puis à reprendre les gruaux et les sons. Ce sont des hommes de peinequi font ce travail, des rhabilieurs s’occupent spécialement des meules, etun contre-maître ou garde-moulin qui est lui-même rhabilleur, vérifieconstamment la mouture et a le soin de veiller à ce que toutes les opérafions s’exécutent ponctuellement et que toutes les machines et les trans-missions de mouvement soient en bon état.
Des nettoyages. — Les appareils destinés au nettoyage des blés, dansles moulins à l’anglaise, sont d’une grande importance; aussi les meuniersles plus habiles ont-ils porté toute leur attention de ce côté, et on n’est passurpris aujourd’hui de voir, dans telle usine , des systèmes plus completsque dans d’autres, à égal nombre de meules.
Pour un moulin de 3 à 4 paires de meules, on se contente habituelle-ment d’un tarare vertical F, d’un émotteur G et d’un cylindre cribleur H,tels que ceux que nous avons publiés dans la 3 e livraison de notre I er vo-lume. On a le soin de disposer ces appareils de manière qu’ils communi-quent directement de l’un à l’autre. Ainsi, l’émotteur G est placé au-dessusdu cylindre vertical F, et celui-ci déverse dans le cylindre diviseur H toutle grain qu’il a nettoyé.
En examinant les dessins, on voit sans peine que le blé versé dans lagrande trémie en bois J, tombe dans la partie inférieure de la chaîne à go-dets I, qui s’élève successivement jusqu’au-dessus de l’entrée du cylindreémotteur ; ce cylindre formé, comme on sait, d’une feuille de tôle ou decuivre percée de trous longs et ronds un peu plus grands que le grain,donne sortie à celui-ci au fur et à mesure qu’il tourne, et son enveloppeen tôle pleine, qui le reçoit, le projette entre le tambour et la chemise dutarare, pendant qu’il conduit les pierres, les pailles et les mottes qu’il aenlevées, au dehors de l’appareil.
On a vu que le cylindre vertical est garni de tôles piquées, dont les aspé-rités très-vives frottent le grain en tout sens, à mesure qu’il descend à sapartie inférieure, et en dégagent par suite toute la poussière.