PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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quantité de mouture produite par 4 paires de meules, pouvant être de6,000 litres par 24 heures au minimum , et de 9,000 litres environ aumaximum, on trouve que dans le premier cas avec le volume de 2 m cubes,correspondant à la petite dimension, on pourra accumuler de la boulangedans la chambre duramasseur pendant sept à huit heures, sans faire mar-cher les bluteries, et que pour arriver au même résultat, dans le cas oùle travail est moitié plus grand, il serait convenable d’adopter un râ-teau de 2 m 50 à 2 m 60. Comme il est souvent utile de rester ainsi plusieursheures consécutives sans bluter, on comprend qu’il importe de ne pasfaire des chambres trop petites et qu’il serait préférable d’en mettre deuxdans certains cas au lieu d’une seule.
L’axe vertical du rateau se prolonge jusqu’au-dessus de la chambre pourporter une roue d’angle x qui engrène avec un très-petit pignon montésur un axe horizontal x' dont l’autre bout est armé d’une grande poulie ycommandée par une autre 2 à 3 fois plus petite if, rapportée sur le grandarbre de couchep. Il est évident que les rapports entre les diamètres de cesengrenages et de ces poulies, doivent être combinés de manière à donnerla vitesse convenable au ramasseur.
Les chambres de refroidisseur se font assez généralement en planchesde sapin retenues de distance en distance par des poteaux en chêne et destraverses, avec une porte latérale pour y pénétrer. Elles peuvent ne pasêtre couvertes par le haut. Pour simplifier leur construction et en mêmetemps pour permettre à l’air d’y pénétrer, sans laisser sortir de folle farine,M. Cartier les a souvent fermées avec des toiles seulement, à partir de1 m 20 à 1 1,1 50 au-dessus du sol; ainsi tout le bas est en planches et tout lehaut en toile grise et peu serrée.
A l’étage qui se trouve immédiatement au-dessous de la chambre à ra-teau, sont placées les bluteries à boulange R, qui doivent être surmontéeschacune d’un auget s et d’une petite trémie z\ mise en communicationavec l’ouverture pratiquée dans l’épaisseur du plancher de la chambre.Chaque trémie est munie d’un registre que l’on règle à la main pour laquantité de boulange qui doit tomber dans les augets. Le fond de ceux-ciest fait partie en bois et partie en toile métallique à larges mailles, quine laisse passer que la mouture non agglomérée, laquelle descend parun conduit dans la tête de la bluterie; mais les boules ou les mottessont projetées au dehors ; elles gêneraient l’opération du blutage et fati-gueraient les soies inutilement.
Ces augets sont agités rapidement, à l’aide d’une came à plusieurs dentsmontées sur un axe a/, qui prend son mouvement sur l’arbre de com-mande des bluteries, un ressort en bois les ramène constamment dans leurposition primitive ; mais comme les oscillations sont saccadées et occasion-nent un bruit assez désagréable, on a proposé de les remplacer par unesorte d’engreneur qui a beaucoup d’analogie avec le distributeur de blé(tome l Er ), placé au-dessus des meules et appelé engreneur-Conti.