PUBLICATION INDUSTRIELLE.
349
4 engreneurs à blé, en cuivre mince et poli, avec leurs couvercles, tuyauxen cuivre ( ou en zinc) munis de soupapes, supports en fonte et vis à têtepour régler le passage du grain sur les soucoupes des manchons de nille; unrécipient circulaire avec 3 branches en fer et leurs palettes mobiles atta-chées à un moyeu en fonte , petits engrenages droits montés sur l’arbrecentral et le croisillon à 4 branches, pour retarder la vitesse de ces palettes ;une petite vis sans fin partant'de la circonférence du récipient pour amenerla boulange jusqu’à l’élévateur. (Nous supposons ici que l’on reçoive lamouture dans une auge circulaire logée à l’intérieur du beffroi et dansl’épaisseur du plancher des meules (voir tom I er ); mais si les moulins sontdisposés en ligne droite, au lieu d’une auge circulaire , on adopte soit unevis, soit une courroie sans fin mobile sur 2 rouleaux (tom. lit), placée soità la hauteur du plancher, soit dans le bas, près ou en dessous du sol. Dansce dernier cas, il faut conduire la mouture des meules à la vis par desanches en bois ou en zinc qui sont toujours d’un aspect désagréable et qu’ilfaut nettoyer souvent. )
Tout ce que l’on entend par gros mécanisme d’un moulin est comprishabituellement dans les articles qui précèdent ; si l’on est chargé de cons-truire aussi les appareils de nettoyage, de blutage et d’autres accessoires,on doit les détailler comme il suit, avec les transmissions de mouvementnécessaires.
11 e .— Une colonne d’arbres verticaux en fer, de O-OS de diamètre, mon-tant depuis le plancher des meules jusqu’au dernier étage, et composée dequatre parties assemblées avec des manchons, tournées sur toute leur lon-gueur (ou seulement aux collets et ajustements), avec 4 chaises ou boîtesen fonte, boulonnées sur chaque plancher et garnies de coussinets en bois(ou en bronze), avec vis de centrage et boulons. (Si, comme on le fait quel-quefois, cette colonne n’est pas la suite de l’arbre central qui porte la rouehorizontale, elle descend alors jusque près de l’arbre de couche intermé-diaire, pour être commandée directement par lui au moyen d’une pairede roues d'angle, tournées et taillées, dont une à dents de bois; dans cecas, on doit ajouter à cet article ces deux roues avec la chaise formantpoëlette et crapaudine à la partie inférieure de l’arbre.)
12 e . — Une roue d’angle en fonte tournée et dentée en bois, de 1” 30 àl m 50 de diamètre, ajustée sur la colonne d’arbres ; 2 pignons d’angle enfonte, tournés et taillés, de 0 m 40 à 0 m 50; 2 arbres de couche en fer, de0 m 06 de diamètre, en plusieurs parties assemblées par des manchons,tournés partout, et mobiles dans des chaises et supports en fonte , aveccoussinets en bois (ou en bronze), lesdits arbres portant les poulies néces-saires pour commander les appareils de nettoyage et de blutage. (11 estsouvent utile de disposer ces mouvements de manière à pouvoir débrayerà volonté l’un ou l’autre des pignons ; à cet effet, on a l’habitude de faire àbascule les paliers des chaises placées près de ces pignons, au lieu d’appli-quer un manchon d’embrayage et une fourchette. ) Si on a besoin d’un