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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
proche de plus en plus à mesure que le chapeau s’abaisse à sa positionnormale. On comprime alors le tout au moyen de l’étrier C et de la visdont il est muni, et comme le refoulement de la matière n’a pu être effectuéjusqu’à ce moment, on fait monter l’enclume G, en ouvrant les deuxleviers, jusqu’à ce que l’excentrique ayant dépassé son point de contactle plus élevé, exige un effort de plus en plus minime. C’est à ce signe quel’ouvrier est averti non-seulement que l’opération est terminée, maisencore qu’elle l’est à son dernier degré de perfection. Dans les appareilsen usage jusqu’à présent, la construction est telle que rien ne limite la finde l’opération, de sorte qu’on ne l’arrête que lorsqu’on présume que l’em-preinte est suffisamment formée, ce qui donne des produits évidemmentvariables.
Les avantages d’un tel instrument sont nombreux; ils se résumentainsi : facilité de manœuvre, légèreté, pression graduelle permettantd’opérer le refoulement de la matière sans écrasement subit, bon marché.( L’appareil prêt à fonctionner ne revient qu’à 100 francs.)
NOUVEL ÉCLAIRAGE AU GAZ HYDROGÈNE ,
Par M. Gillakd.
En attendant que la lumière électrique remplace les autres modes d’éclairage enusage jusqu’ici, nous devons mentionner un nouveau système qui est destiné à sesubstituer avec avantage au gaz-light ; nous voulons parler de l’éclairage par l’hy-drogène pur mêlé à un courant d’air et brûlant sur des becs de platine.
Ce système, dû à M Gillard qui a pris un brevet d’invention de quinze ans, le5 décembre 1845, consiste à produire, d’une part, du gaz hydrogène, au moyen d’uncourant de vapeur passant sur des chaînes ou autres morceaux de fer renfermés dansdes cornues verticales, chauffées extérieurement jusqu’au rouge cerise, et d’un autrecôté, de l’oxide de carbone, par la combustion même de la houille brûlée autour descornues, et envoyé ensuite dans celle ci, pour désoxider le fer, en formant de l'acidecarbonique.
De cette sorte le même fer sert fort longtemps pour la production du gaz hydro-gène, l’oxidation le détruisant très-lentement. Ce gaz est obtenu à un prix extrême-ment bas, d’autant plus que les autres produits de la combustion sont envoyés dansla chaudière même qui engendre la vapeur; mélangé avec deux fois son volumed’air il brûle parfaitement par des becs de platine, d’une disposition toute particu-lière.
L’auteur applique aussi l’hydrogène brûlé avec un mélange d’air pour le chauf-fage des appartements et autres.
Une fabrique de gaz a commencé à s’élever à Paris , sur ce nouveau procédé;nous espérons qu’elle se continuera et que nous pourrons en donner plus de détails.