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sage doit nécessairement augmenter. Ainsi on leur donne 0 n, 10 à O ra llsur 0 m 07 à 0 m 08 à la partie la plus forte près des couronnes, quand ilsdoivent avoir l m à l m 20 de longueur.
Des aubes et contre-aubes. — La plupart des roues à aubes, à cour-sier circulaire, ont été, jusqu’à ces derniers temps, construites avec desaubes existant sur toute la profondeur ; mais, sur le conseil d’un ingénieurrecommandable, M. Bélanger, professeur à l’École centrale, plusieursroues de ce genre ont été établies avec des contre-aubes inclinées. Cesdernières, placées au fond, forment environ un angle de 45 degrés avec leplan des aubes sur lequel elles s’appuient, et à peu près le même angleavec les secondes contre-aubes, qui alors sont cylindriques puisqu’elless’appliquent contre le pourtour extérieur des couronnes.
Par cette disposition on peut éviter cette espèce de choc produit par lachute de l’eau qui, en sortant de l’orifice, tend à se projeter le long del’aube et frapper la contre-aube cylindrique qui lui est perpendiculaire.
Lorsqu’il existe une contre-aube inclinée, on conçoit que ce choc doitêtre sensiblement amorti, l’eau qui arrive vers elle tend à monter suivantson plan incliné, et retombe immédiatement sur l’aube. Cette action nepeut être que favorable au mouvement de la roue ; aussi on reconnaît, eneffet, que, lorsqu’elle est en marche, l’admission se fait sans secousses ,sans produire ces espèces de réactions que l’on a pu remarquer dans cer-taines roues à coursier.
Chaque aube U se compose d’une ou de plusieurs planches en bois dechêne, mais plus souvent en bois d’orme, de 0"'025 à 0 m 027 d’épaisseur,lavées à la scie seulement (il est évident qu’il serait inutile de les raboter);elle est fixée sur les coyaux par deux boulons à tête de champignon et àtige carrée au collet, avec des écrous à quatre ou six pans. Le bord exté-rieur, seulement, doit être dressé et un peu en biseau , afin de laisser lemoins possible de jeu entre elle et la paroi du coursier : il ne faut pascompter plus de 2 à 3 millimètres.
Comme le bois se renfle par l’humidité, il arrive souvent que lorsqu’ona dressé toutes les aubes d’une roue, au bout de très-peu de temps, ellesfrottent le long du coursier ; il faut avoir le soin de vérifier si ce frottementest sensible, parce qu’il serait susceptible de faire briser les aubes : ondoit leur donner un léger coup de rabot sur l’arête extérieure. On estobligé de renouveler cette opération pendant les premiers jours de marchede la roue.
Les contre-aubes cylindriques Y sont seulement clouées sur la circon-férence extérieure des couronnes : elles sont aussi de même bois que lesaubes et de même épaisseur, aussi les planches dont elles se composentpeuvent aisément prendre le cintre de ces couronnes ; on n’a aucune pré-