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Tome premier.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

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que celles des premiers pour recevoir la partie supérieure des mon-tants KK', qui y sont également assemblés par des coussinets en bronze ,assujétis par des chapeaux et des boulons. Ainsi, le mouvement des quatrearbres étant simultané, il est évident que les porte-peignes auront unmouvement rotatif continu.

Nous devons faire remarquer que dans les machines de M. de Girard,comme dans celles construites par M. Decoster, la distance des deux axesEE' est un peu moindre que celle des deux premiers DD'; de même que lesporte-peignes KK/ sont aussi un peu plus écartés vers le bas que dans lehaut. Du reste, les peignes inférieurs se croisent à peine de 3 à 4 milli-mètres.

Il ne faut pas que les aiguilles se croisent dans toute leur longueur,parce qu’elles s’engageraient trop fortement dans les mèches de lin, d’oùrésulteraient des déchets notables. Il ne faut pas non plus qu’elles se croi-sent d’une trop petite quantité, car alors il pourrait souvent arriver queles parties intérieures de la mèche ne seraient pas peignées. M. de Girardet M. Decoster ont bien compris l’importance de l’écartement à donnerà ces peignes opposés, et ce n’est sans doute qu’après de nombreux essaisqu’ils ont reconnu qu’il était convenable de faire croiser les aiguilles versle haut de 12 à 13 millimètres environ, et de ne les mettre qu’en contact,pour ainsi dire, vers le bas : c’est ce que nous avons essayé de rendre surle tracé géométrique (fig. 4), dans lequel on suppose deux systèmes deporte-peignes opposés le plus rapprochés possible ; leurs aiguilles se croi-sent vers le haut, et celles du bas ne font que se toucher. Les deux autressystèmes sont, au contraire, le plus éloignés possible.

Il est vrai que la partie inférieure de la mèche est alors fort peu pei-gnée ; il reste des boutons, des étoupes dans le bout, qu’on enlève, dureste, très-facilement, à l’aide de peignes dont les aiguilles sont très-rapprochées et appropriées d’ailleurs à la finesse du lin.

Cette disposition d’un grand nombre de peignes séparés et fixés auxmontants ou branches mobiles KK', est très-essentielle pour permettre dechanger à volonté les peignes selon les espèces de lin à diviser; les chan-gements peuvent être extrêmement multipliés, aussi multipliés, pour ainsidire, que les variétés de lin. Mais il faut évidemment, pour que ces com-binaisons diverses soient bien appliquées, que la machine soit dirigée parun ouvrier intelligent qui connaisse les difficultés.

Des cylindres conducteurs et du tambour. — On a pu voir, par lafig. 2, qu’à la partie inférieure des montants mobiles KK', il a été ménagédes espèces de becs, avancés intérieurement du côté des mèches, pourdiviser les étoupes et les obliger à tomber sur les cylindres conducteurs enbois QQ', entre lesquels elles sont comprimées, et d’où elles s’échappent

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