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Tome premier.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

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que trois dents; mais si on reculait l’équerre un peu plus vers la gauche,le levier pourrait avoir plus de course et par suite le rochet prendre unplus grand nombre de dents ; par conséquent la roue et l’écrou sur lequelelle est montée tourneraient d’une plus grande quantité, l’avancement dela vis et du chariot serait plus grand, et le copeau de métal enlevé seraitplus épais.

Lorsqu’on rabote des pièces de fonte , on compte, généralement, quel’épaisseur du copeau est de 1/3 à 1/2 millimètre; mais elle est moindredans le fer. Toutefois, on est arrivé à enlever des épaisseurs beaucoupplus considérables avec des outils solides, bien trempés et bien préparés.On conçoit, du reste, qu’il en est sur cette machine comme sur les tours àchariot; on pourra, toutes choses égales d’ailleurs, obtenir des copeauxd’autant plus épais qu’on ralentira le mouvement de l’outil.

Si l’on avait à raboter des surfaces verticales courbes, comme celles quraccordent le moyeu d’une manivelle avec l’œil du mannelon, ou bien lecontour d’une bielle, ou encore la bride qui resserre les coussinets, il fau-drait dans ces circonstances, faire marcher le plateau dans le sens recti-ligne, d’une part, et circulairement de l’autre, en combinant ces deuxmouvements pour suivre rigoureusement le tracé, ce qui exige beaucoupd’attention de la part de l’ouvrier chargé de la direction de la machine.

JEU ET TRAVAIL DE LA MACHINE.

Nous avons dit que l’on assujétissait sur le plateau mobile denté R lapièce à travailler, quelle qu’elle soit; on doit d’abord chercher à la placerle plus exactement possible dans le centre de ce plateau, comme on lesuppose dans le cas de la roue de locomotive représentée sur les dessins.Quand la pièce est centrée, on prend des brides, ou platines en fer, quel’on pose sur les bras de la roue, et que l’on traverse par des boulons àécrous pour les serrer convenablement. Lorsque les faces du moyeu de lapièce à mortaiser ne sont pas dressées, on ne doit évidemment pas serégler sur elles; il faut, au contraire, ne pas faire toucher la pièce avecla surface dressée du plateau, mais interposer entre elles des cales en boisd’une épaisseur convenable, et taillées légèrement en coins, comme on lefait pour des roues d’engrenage ou d’autres pièces que l’on monte sur destours à plateaux, pour les aléser ou les tourner.

Dans la circonstance actuelle, nous avons admis que les surfaces dumoyeu de la roue étaient dressées préalablement, ce qui s’est fait lorsqu’ona tourné la jante extérieure. Il repose donc naturellement sur la surface duplateau , ce qui donne beaucoup moins de peine pour le centrage. Cettepièce ainsi placée est assujétie sur son plateau, comme l’indiquent les