PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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de raboter des surfaces courbes et cylindriques, que l’on ne peut évidem-ment pas travailler sur des machines à raboter ou à planer horizontales.
On a pu voir que, par la disposition de son mouvement, la vitesse del’outil n’est pas constante; plus grande vers le milieu de ia course, elle seralentit vers les extrémités, au point de devenir nulle. Cette dispositionest encore à l’avantage du travail de la machine ; car on conçoit que l'outildescendant sur la pièce, arrive sur elle très-lentement, et quand il setrouve engagé dans la matière, sa vitesse augmente pour diminuer ensuitevers le bas.
Le principal inconvénient que l’on puisse reprocher à cette machine,c’est celui d’être limité par les dimensions de la pièce à travailler. On a vuen effet, que par la disposition adoptée et la forme donnée au bâtis, on nepeut placer sur le plateau denté R, une pièce qui aurait plus de 2 mètresde diamètre extérieur, et qui devrait être mortaisée dans son intérieur.Dans les établissements où l’on s'occupe de la confection de fortes pièces,ou des grands engrenages de transmission de mouvement, il pourraitarriver que la machine devînt peu applicable. De ce côté, le système adoptépar M. Cartier, et qu’il a appliqué à son gros tour à engrenages, est très-précieux, en ce qu’il permet de mortaiser l’intérieur des pièces, quellesque soient d’ailleurs les dimensions extérieures. 'Nous avons fait connaîtrece système avec détails à la Société d’encouragement, qui l’a publié en 1842dans l’un de ses bulletins.
Nous donnons, dans le volume suivant, les dessins et la description delabelle et grande machine à mortaiser et à aléser de M. Cavé.
POIDS ET PRIX DE LA MACHINE.
Le poids des pièces de fonte, de fer et de bronze, qui composent toutecette machine, est estimé à 4,800 kilogrammes.
Elle peut revenir, prise en Angleterre, à moins de 1 fr. 50 le kilog.;mais, à cause des frais d’emballage, de transport et de pose, des droitsd’entrée, etc., il faut bien compter la payer à raison de près de 2 francs lekilogramme, ce qui la met à environ 9,000 fr.
Nous sommes persuadé qu’en France les constructeurs peuvent établircette machine pour un prix moindre , quoique les matières premières soientd’un prix bien plus élevé que chez nos voisins d’outre-mer. Nous avons vuque depuis peu d’années, il s’est formé des maisons spéciales qui s’occupentde la construction des machines-outils de grandes dimensions et à des prixtrès modérés.
M. Pouillet, l’un des professeurs les plus éminents de notre époque, ajugé utile de joindre le modèle de cette machine pour figurer dans la belle