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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
DESCRIPTION GÉNÉRALE
DES MACHINES A RABOTER LES MÉTAUX.
Les machines à raboter ou à planer les surfaces des pièces de métal,pe uvent être divisées en deux classes distinctes :
1° Celles dans lesquelles la pièce à dresser est mobile et vient se présen-ter à l’action de l’outil, qui est fixe ;
2° Celles dont l’outil est mobile, et la pièce à raboter est, au contraire,rendue fixe pendant le travail.
Nous pouvons aussi distinguer ces deux systèmes parles dénominationsde machines anglaises et de machines françaises.
Le premier système de machines, celles que nous nommons machinesanglaises, dans lesquelles la pièce est rendue mobile, a été, jusqu’à pré-sent , le plus généralement employé ; mais ces machines ont été construitesavec des modifications plus ou moins importantes, que nous allons tâcherde résumer, afin de faire connaître les avantages et les inconvénients dechacune d’elles.
Les premières machines à raboter introduites en France sont établiessur les bases suivantes : — La pièce à dresser, montée sur un chariot hori-zontal , est transportée en avant ou en arrière du porte-outil avec unemême vitesse, mais elle est seulement attaquée par l’outil, en marchantdans un sens ; elle revient sur elle-même sans être rabotée; par conséquent,à chaque passe ou à chaque course, on perd autant de temps à faire mou-voir la pièce à vide , sans effet, qu’à la faire mouvoir en produisant untravail utile. Cette perte de temps est d’autant plus considérable, que lapièce elle-même est d’une plus grande longueur. Telle est la premièremachine anglaise importée en France par MM. Pihet, et mise en usagedans leurs ateliers de construction Cette machine a été publiée avec détails,dans le recueil de notre illustre prédécesseur, M. Leblanc, si vivementregretté de tous les industriels qui l'ont connu.
On a cherché à remédier aux temps perdus par les retours successifs etrépétés de la pièce, eu appliquant à la machine deux porte-outils, dontl’un travaille pendant qu’elle marche dans un sens, et l’autre pendantqu’elle marche en sens contraire ; l’un des outils décroule ou dégrossit lasurface à dresser, et l’autre la termine. Cette disposition exige, il est vrai,beaucoup de soin et d’attention de la part de l’ouvrier chargé de la diriger;mais, quand les outils sont bien préparés, et que la machine est bien con-duite, on obtient de très-bons résultats. M. Mouchel, de L’aigle, et plusieursautres fabricants ont importé d’Angleterre des machines à raboter de cegenre, pour les utiliser dans leurs établissements.