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Tome premier.
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107
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

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Or, cet axe porte deux fourchettes c (fig. 4), munies chacune de deuxvis qui s’engagent dans la gorge cylindrique ménagée sur chacun desmanchons h; il en résulte que dans ce mouvement oscillatoire que vientde lui communiquer la tige H, cet axe fait tourner avec lui les deux four-chettes, et par suite dégage l’un des manchons, celui de droite, par exemple,du pignon avec lequel il était embrayé, et fait engager l’autre dans sonpignon correspondant. Ainsi, le premier pignon devient libre sur son axe,et la roue droite M obéit au mouvement du deuxième pignon ; par consé-quent, elle est obligée de tourner dans le sens déterminé par celui-ci,tandis qu’auparavant elle tournait dans le sens contraire. Le chariot, dontle mouvement dépend de celui des pignons O (fig. 6 et 7), montés surl’axe de la roue M, marche aussi dans la direction opposée, puisqueceux-ci ont changé avec cette roue.

La distance des ressorts J et de leurs supports K est variable, commenous venons de le dire ; elle doit se régler suivant l’espace que le chariotdoit parcourir, c’est-à-dire suivant la longueur de la surface à raboter. Surla fig. 2, pl. 9, on a représenté la projection d’un banc de la machine àraboter V, dont on doit dresser les rebords m' n' : il a fallu éloigner lesressorts, comme on l’a figuré dans ce plan et dans l’élévation fig. 1 et 2.Dans la fig. 4, pl 10, on suppose, au contraire, raboter une plaque de petitedimension ; les ressorts sont alors très-rapprochés. Enfin , dans les fig. 6et 7 de cette dernière planche, nous avons représenté une forte plaquede fonte en train de se raboter, et assujétie sur des charpentes ; les res-sorts doivent être nécessairement très-écartés.

Les crémaillères fixes l' sont évidemment fondues en plusieurs parties,et boulonnées les unes à la suite des autres contre les parois intérieures descôtés du bâtis, lesquels sont eux-mêmes composés de plusieurs pièces Q,rapportées et rassemblées entre elles. Ces pièces, formées de pilastresraccordés par des arcades, forment une construction architecturale très-solide et très-élégante tout à la fois.

Construction du chariot et du porte-outil. — Le chariot se com-pose d’un double châssis en fonte T, qui prend toute la largeur de lamachine ( voy . fig. 2, 6 et 7 ) ; à ses extrémités il est fermé par deux jouesverticales en fonte U, lesquelles y sont fixées par quatre boulons à écrous.La partie supérieure de ces joues forme une espèce de corniche simple etélégante (comme le montrent les fig. 1, 4 et 5). Leur partie inférieure,coudée en équerre, repose d’une part sur la face horizontale dressée desbords supérieurs i du banc, et se coude de nouveau en dessous de cesbords saillants; on a ajusté entre elles et ceux-ci une longue règle en fer q,laquelle est bien dressée, mais légèrement plus mince à un bout qu’à l’autre,afin de former un coin très-allongé et peu sensible. Vers les extrémités de