PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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même de cette moulure; si on dégrossit une pièce de fonte, on donneraà l’outil la forme d’un crochet de tourneur, arrondi ou plat; si on veutplaner ou terminer une surface déjà dégrossie par un premier rabotage, ondevra nécessairement donner à l’outil la forme d’une plane.
Du reste, la forme et la trempe de ces outils doivent être confiées à desouvriers intelligents qui sachent étudier toutes les difficultés qui se pré-sentent dans le travail. On pourra, sur une même machine bien construite,obtenir des résultats bien différents par des ouvriers inégalement habiles,dont l'un saurait bien préparer ses outils et leur donner la coupe et latrempe convenables, tandis que l’autre, n’apportant pas ces soins néces-saires, ne les étudierait pas suffisamment.
L’outil doit être solidement tenu contre le porte-outil au moyen dedeux pattes en fer c', boulonnées sur ce dernier et serrées fortement pardes écrous.
On a pu voir par les fig. 2, 6 et 7, que les côtés du bâtis sont maintenusdans leur écartement par de fortes entretoises de fonte R , boulonnées àces côtés intérieurement, et percées de plusieurs trous qui permettent lepassage de boulons, au moyen desquels on peut y assujétir longitudina-lement des pièces de charpente ou forts madriers S ; au-dessus de ceux-ci,on peut encore en placer d’autres S' dans le sens transversal, pour éleverla pièce à raboter à la hauteur convenable au-dessous du chariot. Ce moyende fixer les pièces à dresser est, à la vérité, fort simple; mais il demandebeaucoup d’attention de la part du contre-maître chargé de ce travail,afin de les placer très-exactement de niveau; et quand les pièces n’ont pasbeaucoup d’épaisseur, il faut qu’il prenne les plus grandes précautionspour les serrer bien également sur les différents points, sans quoi il risquede les fausser ou de les rendre gauches après qu’elles seront enlevées de lamachine.
Ainsi, on conçoit que, si l’on a un long banc de tour ou de machine àraboter, comme celui que nous avons supposé sur le plan fig. 2, pour êtredressé sur les bords, il est évident que si on n’apporte pas dans le place-ment de cette pièce sur ses madriers tous les soins nécessaires, que si onserre les boulons plus fortement à une extrémité qu’à l’autre, on n’obtien-dra pas une surface droite après le rabotage, quoique celui-ci ait été bienfait. Dans les machines anglaises, comme dans toutes celles à outils fixes,la pièce est placée sur un chariot dont la surface est bien dressée, ce quien rend peut-être les moyens de fixité plus faciles. Cependant, on doitl’avouer, pour les pièces minces on éprouve les mêmes difficultés, lesmêmes inconvénients.
Cette disposition, adoptée par M. Cavé, présente l’avantage de permettrede déplacer les entretoises, et placer dans l’intérieur de la machine (qui