PUBLICATION INDUSTRIELLE. 119
marcher avec une très-grande vitesse, l’usure des tôles est très-rapide etelles exigent d’étre renouvelées très-souvent.
D’après les dimensions généralement adoptées par M. Cartier, le tam-bour porte 60 centimètres de diamètre et l m 20 de hauteur, et sa vitesseest calculée sur 280 à 300 tours par minute. C’est dans ces dimensions quenous avons cru devoir relever cet appareil et le dessiner sur la pl. 11, oùil est représenté sous différentes faces, et sur laquelle nous allons l’étudierdans tous ses détails.
DESCRIPTION DE L’APPAREIL.
DU BATIS, DE L’ENVELOPPE, DU TAMBOUR VERTICAL,
ET DE SON MOUVEMENT.
Bâtis de la machine. — Cette machine est établie avec un bâtis enbois; le constructeur a pensé qu’il était préférable de le monter ainsi,plutôt que dans un bâtis en fonte , soit sous le rapport de l’économie, soitaussi sous le rapport de la moindre charge. Ce bâtis se compose de quatremontants verticaux A, en bois de chêne ou de hêtre de 8 centimètresd’équarrissage, tous travaillés sur chaque face ; leurs pieds sont ajustés àtenons dans des patins B de môme bois, et par lesquels on fixe la machinesur le plancher du moulin au moyen de boulons à écrous ou de fortstire-fonds; à leur partie supérieure ils sont liés et maintenus dans leurécartement par un croisillon en fonte à quatre branches J'qui, à son milieu,forme boîte quarrée pour recevoir des coussinets en bois ou en bronze ; lespattes de ce croisillon sont, en partie, entaillées dans les angles des mon-tants et fixées à chacun par deux boulons. Enfin, vers leur partie infé-rieure, ces montants sont joints entre eux par des traverses C et C' qui ysont assemblées à tenons et à mortaises et, de plus, liées par des boulons;sur les bords de ces traverses sont cloués des tasseaux contre lesquels onfait appuyer des panneaux a , qui ferment tout le bas de l’appareil, et quel'on y retient par des tourniquets ou petites manivelles en fonte b, fixéeschacune par une vis à bois sur les montants.
Tambour et son mouvement. — La pièce principale de la machineest, sans contredit, le tambour ou cylindre mobile, composé d’un grandnombre de douves en chêne ou en hêtre, parfaitement jointes entre elles,et toutes boulonnées sur deux cercles de fonte K à quatre bras, alésés etcannelés pour s’ajuster sur l’arbre vertical I, où ils sont retenus par des clés.
Les têtes des boulons, qui fixent les douves sur ces cercles, sont entière-ment incrustées dans l’épaisseur du bois, afin de permettre de tourner leursurface extérieure et former un cylindre exact, fermé aux deux bouts pardes plateaux M, qui sont simplement composées de planches assemblées àrainures, et sur lesquelles sont aussi clouées toutes les douves. Lorsque ce