PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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dont les aspérités sont du côté de la base du tambour, et sur laquelle leblé qui a traversé toute la hauteur du cylindre est fortement frotté parles brosses L qui l’amènent ensuite vers l'ouverture latérale n' (tig. 5).
Travail de la machine. — A la partie supérieure de l’appareil estadaptée une anche ou trémie Q , dans laquelle se déverse le blé venant de1 ’émotteur; cette trémie est formée de deux côtés verticaux en bois, et d’untroisième incliné, en tôle pleine, descendant jusqu’au-dessous du premierventilateur N. L’enveloppe P de ce dernier est ouverte latéralement surtoute sa hauteur et sur la largeur de la trémie, pour donner issue à l’airchassé avec force par les palettes ou les ailes du ventilateur. Cet air pro-jette au dehors de l’appareil les pailles, les blés noirs et autres corps légersqui sont amenés du cylindre émolteur, placé au-dessus. Le blé, qui estnécessairement plus lourd , n’est pas entraîné par l’action du ventilateur,il tombe donc dans la trémie Q, d’où il se rend par l’ouverture n , entre letambour et sa coquille. Comme cette ouverture est très-petite, il n’y passeévidemment que peu de grains à la fois ; l’émotteur lui-même ne doit aussien fournir que par petite quantité.
Cet émotteur a été pendant longtemps établi avec un châssis rectangu-laire, de 2 mètres de long environ, garni d’une plaque de cuivre ou detôle mince, percée de trous découpés assez grands pour donner passage aubon blé, et à toutes les graines plus petites ou de même grosseur qui pour-raient être mélangées avec lui, et pour conduire au dehors les mottes deterre, les pierres ou grosses pailles qui ne traverseraient pas les ouver-tures. Il fallait alors placer le châssis dans une direction légèrement incli-née, et frapper dessus avec des maillets, pour produire des secousses, touten lui donnant un léger mouvement alternatif. Depuis quelques années onconstruit les émotteurs plus avantageusement : au lieu d’un châssis rectan-gulaire, on monte sur un arbre en fer un cylindre, en tôle découpée, d’en-viron l m 30 de longueur, sur 0 m 35 à 0 m 37 de diamètre ; il est entouré d’unechemise en tôle pleine, de 0 m 16 plus courte, portant 0 m 40 de diamètre àla tête et 0 m 45 à l’autre extrémité, afin qu’en plaçant l’axe de ce cylindrehorizontalement, la surface inférieure de la chemise présente une pentelégère et convenable pour conduire à l’extrémité le blé qui a traversé lesouvertures de la tôle découpée.
On donne à ce cylindre un mouvement de rotation peu rapide (il n’estpas de plus de 30 révolutions par minute ) ; le blé y est amené d’une manièrecontinue, par une chaîne à godets, qui le prend directement du réservoirou de la grande trémie du moulin ; toutes les mottes de terre, les grossespailles qu’il contient, ne pouvant traverser le cylindre, sont conduites audehors, tandis que le blé proprement dit, les pierres ou les mottes demême grosseur, les autres graines et les blés noirs peuvent aisément pas-