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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
ser au travers des trous de ce cylindre, et tomber dans la chemise qui le sconduit à la trémie Q.
Le ventilateur chasse bien les pailles, les blés légers et les blés noirs,mais il ne peut pas séparer du bon blé les graines, les petites pierres ou lesmottes qui sont de même volume ou du même poids que lui ; elles se ren-dent donc aussi dans l’appareil de nettoyage.
Nous avons dit que l’espace libre ménagé entre le tambour et le cylindreest très-étroit, aussi il est aisé de concevoir que le blé et toutes les grainesqui entrent par l'ouverture n (fig. 3), ne peuvent se rendre directement àla partie inférieure de l’appareil ; chaque grain est successivement entraînédans le mouvement de rotation du tambour, et par cela même, continuel-ment projeté tantôt contre la surface de celui-ci, et tantôt contre la coquillefixe; ainsi froissé dans tous les sens, il ne parvient vers le bas qu’aprèsavoir décrit une suite de spirales, et tombant sur le plateau fixe j', il estencore frotté par les brosses l garnies de crins très-serrés, et qui le con-duisent alors, comme nous l’avons dit, à l’ouverture n', et de là à la trémie Q'.
11 est évident que les pierres et les mottes, qui sont descendues avec leblé, ont été tellement broyées dans cette action du tambour, qu’elles setrouvent complètement réduites en poussière, laquelle sort par les ouver-tures de la coquille, comme toute celle qui recouvrait la pellicule du blé,à l’exception de petites pierres extrêmement dures qui peuvent parvenir àla partie inférieure sans être concassées ni broyées. Il est vrai qu’alors ellespeuvent l’être au moyen d’un lam.inoir ou Cylindre comprimeur.
Le ventilateur inférieur N r/ souffle sur le blé nettoyé à mesure qu’il sortde l’orifice n', et en détache la poussière qui y serait restée sans y êtrecomplètement adhérente comme elle l’était avant l'action du nettoyage.
Cylindre cribleur. — Au fond de la trémie Q' est appliqué un tuyauen fer-blanc m, qui amène tout le blé nettoyé dans le cylindre cribleur R.Ce cylindre se compose de plusieurs feuilles de tôle mince, découpée entrous longs et ronds, d’une dimension calculée pour laisser passer à traversles petits blés, les graines rondes, que l’on ne veut pas moudre avec le bléde premier choix ; il ne faut pas que les trous laissent passer ce dernier.Ces feuilles de tôle sont soudées à l’étain les unes à la suite des autres etclouées sur de longues tringles en bois o qui lorsqu’elles ne peuvent êtrefaites d’une seule pièce chacune, sont jointes à trait de Jupiter ; de distanceen distance elles s’assemblent à moitié bois avec des cercles p , sur lesquelsse clouent aussi les feuilles de tôle découpées. On peut se faire une idéede la célérité avec laquelle ces tôles sont découpées, en sachant qu’onperce mécaniquement une rangée et souvent deux rangées de trous à lafois et d’un seul coup.
Ce cylindre est légèrement incliné, afin de promener le blé pendant le