PUBLICATION INDUSTRIELLE.
193
M. Farey, dans son traité sur les machines à vapeur, établit commerègle pratique, que le diamètre d’un volant de machine à basse pressionest compris entre 3 et 4 fois la longueur de la course du piston, et 4 foisest un rapport très-souvent employé, lorsque le volant est placé sur l’arbrede la manivelle. Dans la machine que nous venons d’étudier, le diamètremoyen du volant est environ 3,5 fois la longueur de la course, ou 7 fois lamanivelle.
En général, toutes les fois que le volant est placé sur l’arbre de la ma-nivelle, sa vitesse à la circonférence moyenne est de 5 à 7 mètres parseconde. On peut donc toujours, d’après cette donnée, déterminer sondiamètre, pour marcher à cette vitesse, dès que l’on connaît le nombre detours que l’arbre doit faire par minute.
Il n’existe pas de règle positive pour le rapport à donner entre la largeuret l’épaisseur de la jante du volant. Quelquefois la largeur, mesurée paral-lèlement à l’axe de rotation, est de 1/3 de l’épaisseur prise dans le sens durayon, d’autres fois elle en est la moitié. En tous cas, le produit de cesdeux dimensions donne la section de la jante, et le produit de cette sec-tion par la circonférence moyenne en donne le volume. Ainsi, en multi-pliant ce volume par le poids spécifique de la fonte, qui est de 7 k 2 pardécimètre cube, on a le poids total de la jante. Donc réciproquement, lors-qu’on counaîtra, comme on l’a déterminé plus haut, le poids à donner à lajante, en le divisant par7 k 2, on aura son volume en décimètres cubes,et ce volume divisé ensuite par la circonférence moyenne du volant, don-nera la section de la jante en décimètres quarrés.
PENDULE CONIQUE OU MODÉRATEUR A FORCE CENTRIFUGE .
Nous avons vu, dans les dessins précédents, comment la machine peut serégler d’elle-même par le mécanisme désigné sous le nom de pendule co-nique ou modérateur à force centrifuge; il nous reste à déterminer lesvitesses et les proportions principales à donner à ce mécanisme pour êtreappliqué avec utilité aux machines à vapeur de toute puissance.
On compare en physique le modérateur à force centrifuge à un pendulesimple dont la longueur est égale à la distance du point de suspension auplan horizontal passant par les centres des boules; et la durée d’une révo-lution entière, décrite par le centre de celles-ci, est égale à celle d’uneoscillation complète du pendule.
La formule, pour déterminer la hauteur verticale ou la distance du pointde suspension au plan des boules, est donc la même que celle employéepour trouver la largeur d’un pendule dont on connaît le nombre de révo-lutions ; elle peut se réduire à la règle suivante :
!...
13