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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
Le poids des boules suivant la résistance à vaincre est donc aussi im-portant à déterminer que la longueur-de leurs branches, pour que l’actiondu modérateur soit sensible et pour ainsi dire immédiate. Il arrive très-souvent dans les machines que le modérateur ne produit pas d’effet, parceque la longueur des bras n’est pas en rapport avec la vitesse, et que, d’unautre côté, le poids des boules n’est pas proportionné à la résistance àvaincre. Pour déterminer la relation entre cette résistance et le poids desboules, le savant professeur, M. Poncelet, a donné une formule générale,qui s’applique à tous les pendules coniques; nous croyons devoir renvoyer,pour cette théorie, à son Cours de mécanique. 11 est vrai de dire que larésistance est assez difficile à connaître pratiquement, quand on construitune machine, parce qu’elle dépend d’une foule de circonstances qui peu-vent la faire varier : ainsi les frottements de la douille sur son arbre verti-cal, des joints d’assemblage, des axes sur leurs coussinets, de la soupapedans sa boîte, pourront être plus ou moins sensibles, suivant que les ajus-tements seront plus ou moins bien faits, plus ou moins serrés.
Le plus certain, dans cette circonstance, est d’essayer pratiquement lepoids que les boules doivent avoir pour vaincre les diverses résistances.Et, à cet effet, on peut, avec raison, pour une première machine, danslaquelle les frottements que le modérateur doit vaincre ne sont pas biendéterminés, employer des boules creuses dans lesquelles on coule duplomb jusqu’à ce qu’on trouve que le poids soit suffisant. Quand ce poidsest connu , on peut alors remplacer les boules par d’autres en fonte ou encuivre (1).
Il arrive souvent que le modérateur d’une machine ne fonctionne pasparce qu’il est commandé par des ficelles ou par des cordes à boyaux.Comme ces cordes ou ces ficelles s’allongent par le travail et qu’ellessont d’ailleurs très-hygrométriques, elles n’ont jamais la même tension, etparfois cette tension n’est pas suffisante pour déterminer la marche dupendule. Il sera, dans tous les cas, bien préférable de lui communiquer lemouvement par des engrenages, en le plaçant convenablement au-dessusde l’arbre moteur : de cette sorte on n’a pas à craindre de glissement eton est certain que la vitesse de l’axe du modérateur sera toujours en rap-port avec celle de l’arbre moteur. Dans cette conviction nous avons penséqu’il serait intéressant pour les constructeurs et les industriels d’avoir unetable qui donnerait immédiatement les vitesses et les longueurs correspon-dantes des pendules coniques, employés dans les machines, afin de lesmettre à même d’établir des rapports exacts entre ceux-ci et les arbres
(1) Nous donnons dans le 4 e vol de ce Recueil un système de modérateur horizontal quiest d’une construction simple et intéressante.