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Tome premier.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

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quer une rainure, soit encore pour marcher obliquement, quand on veutdresser une surface inclinée; mais dans tous les cas, il ne marche que d’unetrès-faible quantité à la fois. Le porte-outil est aussi disposé pour qu’onpuisse le monter ou le descendre à la main, pour l’écarter ou le rapprocherdu chariot qui porte la pièce à travailler, suivant la plus ou moins grandehauteur de cette pièce.

A cet effet, le constructeur a adapté de chaque côté du banc deux fortssupports courbes en fonte P, qui sont solidement boulonnés, comme onpeut le voir dans l’élévation latérale (fig. 3, pl. 22) ; chacun de ces supportsest fondu avec un montant vertical P' dont le sommet se trouve à plus dedeux mètres au-dessus du sol de l’établissement, ce qui permet ainsid’élever au besoin le porte-outil de manière que sa partie inférieure soità plus de 60 centimètres au-dessus du chariot C. On est toujours, commeon le voit, bien limité dans la hauteur, et à moins que de donner des di-mensions exagérées aux supports P et à leurs montants, il ne serait paspossible de raboter, sur ce système de machines, des pièces qui seraienttrès-élevées. En cela nous avons vu que les machines de MM. Cavé et Ma-riotte ont un avantage marquant que nous avons dû faire ressortir.

Les deux montants verticaux P sont réunis, à leur partie supérieure, parune forte entretoise en fer P", formant embase et taraudée à chaque bout ;ils se maintiennent ainsi d’une manière solide. Ëvidés dans presque touteleur hauteur, ces montants renferment dans leur milieu les vis à fdetsquarrés Q, au moyen desquelles on peut faire descendre et monter aubesoin tout le système du porte-outil : ces vis sont exactement de mêmepas et traversent les écrous en cuivre q' (fig. 7), incrustés et fixés auxextrémités du chariot en fonte K du porte-outil. S’élevant jusqu’au som-met des montants, elles les traversent pour porter chacune au-dessus lespetites roues d’angle r qui servent à les faire mouvoir : ces roues sontcommandées par les pignons plus petits r ', montés aux extrémités d’unmême axe horizontal s, au bout duquel est une manivelle. Ainsi, en impri-mant à celle-ci, à la main, un mouvement de rotation plus ou moins rapide,on fait tourner les vis de rappel Q, et par suite ou fait monter ou descendrele chariot R.

L’axe horizontal s est soutenu dans des espèces de fourches en fer s',d’un ajustement tout particulier, et d’autant plus intéressant qu’il est très-simple et d’aucune apparence à l’extérieur de la machine. Au lieu des’adapter aux montants par des boulons, ces fourches sont ajustées dans latête même des vis ; mais comme elles ne doivent pas être entraînées dans lemouvement de rotation imprimé à celles-ci, on les a tournées cylindriques,comme l’indique la coupe verticale détaillée fig. 19 (pl. 21). Leur extré-mité inférieure forme une petite gorge rectangulaire dans laquelle se