PUBLICATION INDUSTRIELLE.
225
vis, à tête fraisée, fixent sur lui. Et pour que cette boîte ne puisse prendredu jeu en cas d’usure, on peut, au besoin, resserrer ces coulisseaux, àl’aide de vis à chapeau, taraudées latéralement dans les parties avancées,;'",venues de fonte avec le même disque (fig. 18). C’est vers la partie inférieurede cette boîte que se trouve fixé l’écrou en cuivre x', qui doit la faire mon-ter ou descendre suivant le sens dans lequel tourne la vis de rappel x quile traverse (fig. 12). Cette vis est à filets triangulaires, d’un pas très-fin, etse termine par une tête quarrée qui permet de la faire tourner à l’aided’une clé, afin de régler la hauteur exacte de l’outil au moment où l’oncommence une nouvelle pièce.
Le porte-outil, proprement dit, dans cette machine de M. Whitworth,n’est autre qu’un cylindre en fer A', tourné très-exactement et ajusté avecla plus grande précision dans la boîte précédente, qui a été alésée à ceteffet. L’intérieur de ce cylindre est percé d’un trou quarré mandriné danslequel on renferme l’outif /', que l’on y maintient par quatre vis de pres-sion. Cet outil se termine en dehors par un bec demi-rond, en forme de cro-chet de tourneur sur métaux, ou bien droit et en biseau, comme une plane(fig. 20). Cette forme est variable suivant le genre du travail à faire, sui-vant la nature du métal à couper ; elle varie bien aussi suivant le mode detravailler de l’ouvrier chargé de diriger la machine. Quoi qu’il en soit, ilimporte que cet outil soit en bon acier, trempé et recuit à un degré conve-nable , pour bien couper la matière sans se refouler ni s’égrener. Commenous l’avons dit, la préparation des outils, leur forme, leur trempe, sontd’une très-grande importance pour obtenir de bons résultats ; il en est demême, du reste, dans toutes les machines-outils, quelles qu’elles soient, etles contre-maîtres, les chefs d’atelier, ne sauraient trop recommander auxouvriers qu’ils dirigent d’y apporter toute leur intelligence, tous leurssoins.
Le cylindre A' est surmonté d’une partie filetée qui traverse un écrou etun contre-écrou h', au moyen desquels une bague en fer D', ajustée surla portion évidée du même cylindre, est tenue appliquée sur la boîte Z ; decette sorte, le porte-outil ne peut monter ni descendre dans sa boîte, maisil peut toutefois tourner librement sur lui-même, sans jeu, pourvu que lesécrous et la bague soient serrés convenablement à cet effet.
On conçoit déjà aisément que toute l’invention du mécanicien anglais consiste dans la disposition nouvelle qu’il a donnée au porte-outil, dispo-sition qui lui permet de faire à chaque extrémité de la course une demi-révolution sur lui-même pour se trouver dans la même position , par rap-port à la partie qu’il attaque, pendant l’allée et le retour de la pièce. Maisil s’agissait de faire faire à ce porte-outil son demi-tour par le mouvementmême de la machine, sans avoir recours à la main de l’ouvrier ; le construc-
15
i...