PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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galets en fonte d qui le maintiennent exactement dans sa verticalité. Cesgalets sont traversés, à leur centre, par des axes en fer légèrement coni-ques, qui y sont chassés avec force pour les rendre solidaires; ces axes seprolongent en dessus et en dessous, pour être reçus par les joues paral-lèles et horizontales de la grande plaque d’assise en fonte C, scellée sur lamaçonnerie et mise à fleur de terre.
On conçoit que, lorsque la grue est chargée, elle tend à déverser l’arbrevers la droite, toute la pression du collet c a lieu contre les galets qui setrouvent du même côté que la charge, et par suite contre la partie corres-pondante de la plaque; mais comme elle est entièrement encastrée dans lamaçonnerie qui la porte, la pression se reporte sur cette dernière, et lesboulons qui l’y assujétissent sont peu fatigués. Les détails, indiqués fig. 10et 11, montrent que le pourtour cylindrique qui réunit les deux joues ho-rizontales de la plaque, est renforcé par des nervures e qui sont aussi natu-rellement entaillées dans la pierre. Un trou d’homme f est ménagé dansune partie de la base supérieure de cette plaque, pour permettre de des-cendre dans l’excavation qui conduit jusqu’à la pointe de l’arbre vertical ;on ferme ce trou par un couvercle de même forme, et qui se met de niveauavec le plan de la plaque.
Au sommet de l’arbre A, on reconnaît aisément la disposition ménagéepour recevoir le bras de la grue. 11 présente, en effet, une partie inclinée yqui prend la direction même que ce bras doit avoir et qui présente en sec-tion la forme indiquée fig. A ; les deux plans inclinés exprimés dans la fig. 1,et entre lesquels est comprise la naissance de la pièce de charpente E,sont joints à leur milieu par une forte nervure verticale, qui la fend ainsien deux dans une petite distance. Une forte bride en fer h entoure cetteportion de l’arbre qu’elle relie, au moyen de cinq boulons, avec la piècede bois qui compose la partie principale du bras, celle qui, à son autreextrémité, doit soutenir la charge.
Plus bas, immédiatement au-dessus du collet c, l’arbre porte encore uncommencement de branche inclinée g', dont la section est la même quela précédente, mais dont l’inclinaison est différente ; elle est destinée àrecevoir l’extrémité inférieure de la jambe de force F, qui s’y trouve soli-dement retenue par cinq boulons, et qui, à sa partie supérieure, s’assembleà tenon avec la première pièce E.
Le bras de la grue se compose donc simplement de deux pièces de char-pente en bois de chêne, d’une forte dimension, comme le montrent lescotes marquées sur le dessin. La première est nécessairement la plus forte,sa section n’a pas moins de 16 décimètres quarrés, surface énorme, maisqu’il convenait de donner pour que le bras puisse soutenir le poids de lalocomotive la plus lourde, à une distance de plus de 4- mètres, en dehors