PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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boulange, à la sortie des meules, est bien plus avantageux que ses prédé-cesseurs, par la suppression des anches, par l’économie de construction,par l’extrême propreté qu’il permet d’entretenir dans tout le mécanisme,par la suppression d’un étage d’élévateur ou de chaîne à godets, par la com-modité de tâter, de vérifier la mouture, près des meules mêmes, ce qui estd’autant plus agréable dans les moulins actuels, qu’on soulage les meules,qu’on règle l’alimentation du blé et la dépense d’eau sur la roue hydrau-lique, du premier étage ; le rhabilleur ou le garde-moulin n’éprouve ainsipresque pas de dérangement pour effectuer toutes ces opérations, qui sontégalement à sa portée.
On a pensé, non sans raison, que l’évaporation de la farine produite àl’issue des meules résultait principalement de ce qu’étant obligée de sortirpar un seul orifice qui est toujours très-restreint, elle était ainsi resserrée,tandis que si on lui donnait une large issue, quelle devienne tout à faitlibre aussitôt quelle parvient à la circonférence des meules, on obtiendraitnécessairement beaucoup moins d’évaporation. On a donc proposé delaisser sortir la farine sur tout le pourtour de chaque meule et d’établir au-dessous de chacune un récipient particulier, que l’on ferait ensuite com-muniquer avec le récepteur général qui resterait toujours disposé commeprécédemment. Cette disposition est d’autant plus facile à expliquer qu’ilsuffit de construire les cuvettes des meules de manière à former elles-mêmes une auge circulaire dans laquelle tombe toute la boulange, et despalettes recevant un mouvement du fer de meule, mais convenablement ra-lenti, ramènent cette boulange dans le récipient central. Cette modificationa fait en 1839 le sujet d’une demande de brevet d’addition et de perfection-nement au brevet d’invention de M. Cartier. MM. Feray et C ie , d’Essonne ,ont également pris «n brevet en 1840 pour un objet analogue remplis-sant le même but, mais établi différemment. Toutefois ces systèmes neparaissent pas généralement s’adopter, sans doute à cause de la complica-tion de leur mécanisme.
Vis sans fin et élévateur a boulange. — La vis sans fin Z, qui amènela boulange du récipient à la chaîne à godets, se compose d’un arbre enbois traversé par un axe en fer et sur lequel sont implantées des palettesen bois ou en tôle, disposées de manière à former une hélice sur tout lecontour de l’arbre; celui-ci est à 8 pans , ou octogonal; les palettes sontplacées de telle sorte qu’elles paraissent avoir une inclinaison de 45 degréspar rapport à un plan vertical perpendiculaire à l’axe. Le diamètre de cettevis, à l’extérieur des palettes, ne peut être, dans la situation où elle setrouve, que de 0 m 245 ; il en résulte que, pour qu’elle ne s’engorge pas, ilest indispensable de lui donner une grande vitesse de rotation, étant obli-gée de ramener la mouture des cinq ou six paires de meules, quand toutes