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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
ont compris que, pour que la mécanique devînt profitable aux construc-teurs , il fallait qu’elle fût faite en fabrication ; telle est encore la machinede M. Ph. Gengembre, ingénieur du premier mérite, malheureusementtrop tôt enlevé à l’industrie (1) ; telles sont de même les machines anglaiseset bien d’autres encore introduites dans les principaux ateliers. Mais, danschacune de ces machines, le moteur qui les fait mouvoir est le môme quifait marcher les outils, les autres appareils de l’usine, tandis que la machinede M. Cavé, pour laquelle il a pris un brevet d’invention qui est aujour-d’hui dans le domaine public, présente cette particularité, que le moteurest spécial, immédiat. On en interrompt l’action spontanément, on le meten activité de même ; la machine et son moteur ne font qu’un ; la puissanceest directe, elle se transmet sans aucun intermédiaire.
Nous espérons pouvoir donner une idée exacte de la disposition et dela construction de cet appareil, par le dessin qui le représente sous diffé-rentes faces, planche 28, et par la description qui va suivre.
DISPOSITION GÉNÉRALE DE LA MACHINE A PERCER,
ET DE SON MOTEUR.
Cylindre a vapeur et distribution. — L’appareil qui doit servir demoteur à cette machine est de la plus grande simplicité. Il consiste uni-quement en un cylindre A, son piston, sa boîte et son tiroir de distribution.Ce cylindre, complètement ouvert par le haut, est fermé par le bas; labride qui termine sa partie supérieure , est renflée en deux points diamé-tralement opposés, pour se poser et s'assujétir par des boulons sur la pièceprincipale L de la machine. Il est alésé intérieurement à 0 m 210 de dia-mètre ; sa partie inférieure est disposée pour recevoir la boîte rectangu-laire en fonte B, qui s’y trouve boulonnée, et avec laquelle il peut commu-niquer.
Un tuyau en cuivre a , qui prend la vapeur à l’une des chaudières de l’éta-blissement, la conduit directement à cette boîte. Ce tuyau doit être munid’un robinet pour intercepter, au besoin, toute communication. Le disqueen fonte C, qui forme le tiroir de distribution, doit tantôt ouvrir, et tantôtfermer l’orifice d’introduction b. Ce tiroir se manœuvre à la main ; il est àcet effet lié à une tige verticale en fer D, qui, traversant le stuffingbox dela boîte à vapeur B, s’élève jusque vers le sommet de la machine pours’adapter, à charnière, à la bascule en fer E, après s’être bifurqué en sedivisant pour le passage du grand balancier H.
La bascule a son point fixe en d , autour d’un axe en fer, qui est maintenupar deux équerres courbes g, boulonnées latéralement contre les guides.
(1) Le second volume donne les appareils exécutés par cet ingénieur.