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Tome premier.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

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très-peu de distance de la matrice s, sur laquelle repose la feuille de tôle vdestinée à être percée; on le ferait presque toucher avant le percement,sil nétait nécessaire de laisser un petit espace libre pour glisser la feuillelibrement, et surtout pour laisser apercevoir la division qui y a été primi-tivement tracée, afin de permettre de la placer exactement au point.

Travail de la machine. Les tôles de chaudière que lon soumetgénéralement à laction de la machine, portent 10,12 ou 15 millimètres auplus dépaisseur, et les diamètres des trous sont de 15 à 18 millimètres;cependant on a percé chez M. Cave avec cette machine des barres de fer de20 et de 25 millimètres dépaisseur sur 18 et 20 millimètres de diamètre ;ainsi nous avons eu loccasion de voir, non sans surprise, des bandes deroue de 25 millimètres dépaisseur percées à froid, avec un poinçon de 23à 24 millimètres de diamètre. Ces résultats peuvent donner une idée de lapuissance de la machine et des effets dont elle est capable. M. Cavé nousdit à ce sujet quil croyait bien percer des fers qui seraient encore plusforts ; il en aurait fait lessai sil navait craint que quelque partie de la ma-chine ne se détraquât et ne lui occasionnât ainsi de grands dommages ; cesont, en effet, des essais qui, quoique fort utiles, peuvent revenir trop dis-pendieux à un constructeur, pour quil ny apporte pas beaucoup de pru-dence, et quil nen soit pas très-sobre.

Les poinçons ne sont quajustés dans leur cylindre de fer q, de sortequon peut les changer facilement ; on doit évidemment en avoir de tousles calibres suivant les dimensions variables des trous à percer, ils peuventêtre ou non à embase.

En arrière de la matrice s, est figurée une pièce en fer u (fig. 1), quisert darrêt à la feuille de tôle, pour éviter de la pousser trop avant quandon change de divisions, ce qui a lieu à chaque trou ; les deux hommes quisoutiennent cette feuille, la font glisser successivement, en ajant soin debien la placer à son point de division, avant quun troisième ouvrier nefasse agir la machine ; mais dès que la feuille est à sa place, cet ouvrier tirela tringle e, pour faire prendre à la bascule la position horizontale quelleoccupe sur le dessin, et par suite ouvrir le tiroir, tel quon la indiqué(fig. 1). En ce moment, la vapeur pénètre dans le cylindre et passe sous lepiston; celui-ci sélève et, comme nous lavons dit plus haut, son actionnese fait pas immédiatement sentir sur le poinçon, parce quil existe du jeuentre le sommet du porte-outil M et la tête du balancier.

Avec des ouvriers actifs on peut ainsi percer un grand nombre de trousdans un temps donné; on comprend que ce nombre dépend plus de lhabi-leté des hommes qui manœuvrent les pièces que de la machine : moins ilsperdent de temps à mettre la tôle en place, et plus ils peuvent effectuerde percements. M. Lemaître vient dajouter à ce système uu chariot qui