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PUBLICATION INDUSTUIELLE.
porte maintenant la tôle à la machine, avec un compteur qui déterminel’écartement des trous. Déjà M. Ph . Gengembre avait appliqué à la ma-chine à percer qu’il a établie dans l’usine d’tndret, près de Nantes , unsystème de plateau mobile sur lequel la feuille est couchée et présentée àl’action du poinçon ; des crémaillères, commandées par des pignons, sontadaptées sur les deux côtés de ce plateau qui s’avance ainsi parallèlement àlui-même. Mais jusqu’ici cet avancement n’a été opéré que par la main del’homme, tournant une manivelle montée à l’extrémité de l’axe des pignons,de sorte que les divisions doivent être faites préalablement sur les feuillesà percer (1).
Ce n’est pas du reste chose trop facile à faire que de déterminer l’avan-cement d’un chariot portant la tôle par un mouvement dépendant de lamachine, à cause des distances si variées, et souvent si peu différentes, quiséparent les trous entre eux ; cette variation dépend non-seulement de laforme et de la dimension de la chaudière, mais encore de la disposition, del’assemblage des tôles. Or quand des feuilles qui appartiennent à une mêmechaudière, sont percées chacune séparément et doivent être rassemblées,il faut que les trous se rapportent très-exactement. Lorsque la chaudièreest cylindrique, il faut qu’on ait bien le soin de remarquer quelle est lafeuille qui recouvre l’autre, et de calculer par avance et avec exactitude ladistance des trous, qui est évidemment un peu plus grande sur la feuilleextérieure que sur la feuille intérieure. Cette distance, quoique insensibleà l’œil, devient cependant fort importante et pourrait amener à des erreursgraves, si on n’y avait égard.
Cisaille pour découper la tôle. — M. Cavé a voulu rendre sa ma-chine susceptible de faire un travail non moins essentiel que celui du per-cement; par une addition fort simple et non moins ingénieuse, elle peutdécouper les barres de fer, comme les grosses feuilles de tôle qui lui sontsoumises. Cette addition consiste à remplacer le porte-outil M par unporte-couteau représenté en détails fig. 5, 6 et 7, pl. 28, qui, au lieu d’êtrepercé comme le premier, est au contraire fendu à sa partie inférieure.Une espèce de cisaille P, ou couteau aciéré tenu entre ses deux branchespar un boulon, et assemblé à charnière, a son point d’appui en x, qui estdisposé de telle sorte à se relier très-solidement avec la poupée L. Un cou-teau fixe d’acier PC assujéti sur la base de cette poupée et sur lequel se posela partie de la tôle ou de la barre que l’on veut enlever, forme la secondebranche de la cisaille.
11 est aisé de concevoir que le mouvement doit être imprimé au porte-couteau , exactement de la même manière qu’il l’était au porte-poinçon ; il
(1) Cette machine est publiée avec détails dans la 2° livr. du tome u de ce Recueil.