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Tome premier.
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CHAUDIERE A VAPEUR

AVEC APPAREIL

POUR LA PRODUCTION DU GAZ

PROPRE A L’ÉCLAIRAGE DES ÉTABLISSEMENTS INDUSTRIELS,

Par 91. ilARIOTTE, mécanicien à Paris .

(planche 29 .)

L’éclairage au gaz hydrogène prend en France un développement consi-dérable , et qui ne peut que s’accroître encore pendant bien des années.Dans la plupart de nos grandes villes, de nos villes d’industrie et de com-merce , des sociétés se sont formées et ont monté des appareils en grandpour la fabrication du gaz qu’elles tirent de différentes matières.

Si ce mode d’éclairage est aujourd’hui reconnu le meilleur, et le pluséconomique pour les places publiques, pour les rues, les magasins, lesmaisons de commerce, etc. , il n’est pas moins avantageux pour les usines,les fabriques, les ateliers de construction ; aussi un grand nombre d’établis-sements sont actuellement éclairés de cette manière, soit qu’ils fabriquentleur gaz chez eux, soit qu’ils l’achètent aux compagnies spéciales.

A Paris, à Lyon , et en général dans les grands centres de consomma-tion , on conçoit qu’il |est facile pour un industriel de faire venir son gazchez lui, il peut souvent trouver préférable de l’acheter plutôt que de lefabriquer, parce que d’une part, il lui faudrait un emplacement convenablepour l’appareil, et que, d’un autre côté, il en aurait toute la sujétion ; etque, tout calcul fait, il n’y verrait pas grande économie. Ainsi nous avonsvu des manufacturiers, qui occupent plusieurs centaines de becs, aban-donner leur première idée de monter chez eux un appareil, après avoirreconnu les embarras qu’il leur donnait, et s’adresser directement à unecompagnie d’éclairage. Disons aussi que, jusqu’ici, les appareils appliquésà la production du gaz, sont réellement trop compliqués, trop coûteux ettiennent trop de place, pour être employés avec quelque avantage par unétablissement particulier, surtout quand cet établissement est à portée dese le procurer sans beaucoup plus de frais, et avec moins d’embarras.