PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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mité du bec proprement dit, qui présente la forme indiquée en r (fig. 8et 9 )• C’est à cette extrémité que le gaz est mis en combustion en sortantpar une fente étroite, et non interrompue d’un bout à l’autre de l’ouver-ture. Cette disposition de becs plats ou éventails a paru très-convenablepour l’éclairage au gaz dans les établissements manufacturiers.
On fait usage aussi de becs ronds dans lesquels le dégagement du gazs’effectue par de petits trous circulaires percés sur tout le pourtour del’anneau cylindrique par lequel se termine le tube à gaz.
MM. Pelouze observent, dans leur Traité d’éclairage au gaz (1 ), que l’onpeut, avec l’une et l’autre espèce de becs, obtenir des effets utiles d’éclai-rage très-différents, suivant que la flamme sera tenue longue ou courte.L’expérience a prouvé que pour chaque espèce de becs il n’y a, en raisonde la somme des passages laissés au gaz, qu’une hauteur de flamme, àla fois économique et exempte de fumée.
« Les densités des gaz variant beaucoup selon la nature des substancesdont ils sont tirés, et même suivant le mode de fabrication, les dimensionsdes ouvertures des becs doivent varier dans le même rapport. La densitédes gaz de houille parcourt, en général, une échelle de 0,4 à 0,7, l’air étantpris pour l’unité ; celle du gaz d’huile peut varier de 0,8 à 1,1. »
« Pour un bec à simple et unique ouverture, tels que ceux auxquels ondonne à Paris les noms de je#, ou veilleuse, ou chandelle, il paraît résulterd’expériences très-nombreses faites à Edimbourg , par MM. Christison etTurner, que l’ouverture circulaire la plus convenable est de 9/10 de milli-mètre, dans le cas d’emploi du gaz de houille de densité moyenne ; tandisque pour brûler du gaz d’huile à 0,9 ou 1, de poids spécifique, l’ouvertureconvient beaucoup mieux à 6/10 de millimètre. En général, les auteursont remarqué que l’étroitesse des ouvertures, favorable sous plusieurs rap-ports, ne peut pas être poussée au delà d’une certaine limite sans exposerla flamme à s’éteindre fréquemment, et à la moindre agitation de l’air. »
« Avec les becs ronds, indépendamment de la nature du gaz, qui doitêtre prise en considération tout comme dans le cas d’un simple jet, il fautencore diminuer les diamètres des issues circulaires proportionnellementau nombre des trous. Pour du gaz de houille d’une densité de 0,6 environ,et pour un anneau circulaire de 8 mill. de rayon, les trous, au nombre de10, doivent avoir 8/10 de mill. Avec le gaz d’huile de 0,9 à 1, si l’anneau estperforé de 15 trous, il convient de donner à chacun un demi-millimètre. »« La distance à conserver entre les trous est aussi d’une [grande impor-
(1) Traité de l’éclairage au gaz tiré de la houille, des bitumes, des lignites, de latourbe, des huiles, des résines, des graisses, etc., avec 21 planches, par MM. Pelouze père et fils; publié en 1839, à Mons .