PUBLICATION INDUSTKIELLE.
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plus l’avantage de pouvoir se placer dans toute localité, dans le milieu del’atelier ou dans un lieu tout à fait isolé, sans autre point d’appui que lesol même qui doit la porter.
La combinaison du mouvement, comme la force donnée aux pièces prin-cipales de l’appareil, permet d’aléser des trous de 20 à 22 centimètres dediamètre sur une profondeur de deux à trois décimètres, avec des vitesseset des pressions proportionnelles. Il suffirait de citer les établissementsdans lesquels la même disposition de machine a été appliquée pour s’enformer une opinion très-favorable ; ainsi, chez M. Cavé, chez M. Pauwels,il en existe plusieurs semblables; chezM. Christian et à l’atelier du cheminde fer de Paris à Saint-Germain, on peut également en voir fonctionner.
Comme dans ce genre d’appareil, le plateau est horizontal, la pièce àpercer, qu’on doit y assujétir, peut être centrée et facilement mise enplace, ce qui est extrêmement avantageux pour une foule de pièces dontles formes ou les dimensions ne se prêtent pas toujours pour les adaptercontre un plateau de tour, et d’ailleurs, quand les pièces ne doivent êtreque percées ou alésées, souvent il ne convient pas de les travailler sur letour, il peut au contraire y avoir avantage à le faire sur une machine spé-ciale; telles sont, par exemple, des poulies, des petites roues qui doiventmarcher brutes, des manivelles, des têtes de bielles, et une foule de piècesqu’il serait superflu d’énumérer ici. Il suffira, du reste, de prendre con-naissance des dessins de la machine que nous allons étudier pour en recon-naître les besoins ou les applications que l’on peut en faire dans chaquecirconstance.
DISPOSITION GÉNÉRALE DE LA MACHINE,
REPRÉSENTÉE SUE LES PLANCHES 30 ET 31.
Des parties fixes de l’appareil. — Tout le bâtis de cette machineconsiste simplement dans deux colonnes verticales en fonte A, tournéescylindriques sur toute leur hauteur, et scellées par leur partie infé-rieure dans des dés en pierre de taille, comme le fait voir la coupe géné-rale (fig. l te , pl. 30). Des bouchons en bois a, tournés, ferment le dessusdes colonnes auxquelles ils servent de simple ornement. Une forte traverseà nervure et en fonte B, formant sommier, s’assemble sur le sommet desdeux colonnes qu’elle réunit et auxquelles on peut suffisamment l’assu-jétir par des vis de pression. Une seconde traverse C, semblable à la pré-cédente, et ajustée vers le milieu des mêmes colonnes, se fixe contreelles de la même manière. Ce mode d’assujétir les traverses par des vis,permet de les faire varier de position au besoin, et nous pourrons voir qu’ilest quelquefois nécessaire d’opérer leur changement pour arriver a tra-