Band 
Tome premier.
Seite
300
JPEG-Download
 

300

PUBLICATION INDUSTRIELLE.

vailler certaines pièces qui présentent des formes ou des dimensions parti-culières.

Ces deux traverses de fonte sont destinées à porter et à maintenir chacundes axes de la machine. Ainsi, à leur milieu, elles reçoivent l’arbre prin-cipal G qui forme l’elésoir ou porte-lames; à cet effet, le constructeur aeu le soin d’y ajuster des coussinets en bronze et à joues v, en deux partiesque l’on rapproche, au degré convenable, par un chapeau en fonte, serrépar des boulons. Sur le côté se trouve l’arbre de commande R qui pivotedans une crapaudine en bronze oc, ajustée dans la traverse inférieure, etqui, par son sommet, tourne simplement dans un trou cylindrique percédans la traverse supérieure ; une vis de pression y, dont l’écrou en fer estincrusté dans cette dernière, s’appuie sur le bout de l’arbre pour l’em-pêcher de prendre du jeu dans la direction verticale. De l’autre côté, àgauche de l’arbre principal (flg. l re ) se trouvent les axes en fer K et M,également portés par les mêmes traverses.

Vers la partie inférieure des deux colonnes, sont ajustées deux douillesen fonte E que l’on y a également assujéties par des vis de pression. Cesdouilles présentent chacune, d’un côté, une règle horizontale bien dressée,sur laquelle s’appliquent les équerres en fer b. L’objet de ces dernières estde maintenir le plateau en fonte D, avec lequel elles font corps, sur lesdeux règles parallèles, et de le placer soit dans le centre de la machine,comme il se trouve sur les dessins, soit au dehors de ce centre. 11 est aiséde voir, en effet, que, comme les règles des douilles E se prolongent pa-rallèlement d’un côté (voy. fig, 2et 6), on peut transporteries équerres b ,et avec elles le plateau D, en avant de la machine, ce qui est quelquefoisnécessaire, soit parce qu’on veut percer ou aléser plusieurs trous parallèlesdans une même pièce sans la détacher du plateau sur lequel on l’a préala-blement assujétie, soit parce que la force même de la pièce ne permetpas que le centre du plateau corresponde à l’axe vertical de l’arbre porte-lames. On voit qu’alors il suffit, pour pouvoir opérer le changement deplace du plateau, tout en le laissant dans un plan parfaitement horizontal,de desserrer les vis de pression qui tiennent les équerres appuyées contreles règles des douilles E, puis de pousser le plateau à la main d’un côté etde l’autre, et de resserrer ces vis aussitôt qu’il se trouve dans la positionqu’il doit occuper.

M. Whitworth, de Manchester, dispose ses machines à percer de manièreà mobiliser le plateau à volonté, dans des directions différentes, à l’aided’engrenages et de vis de rappel ; cette disposition, fort ingénieuse dureste, a l’inconvénient de compliquer l’appareil.

La surface horizontale supérieure du plateau, doit être parfaitementdressée sur toute l’étendue de la partie carrée sur laquelle on fait reposer la