PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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pièce à travailler et qui est percée de plusieurs trous plus ou moins rap-prochés du centre pour le passage des boulons à clavettes d; ces boulonssont assez longs et mortaisés à différentes hauteurs afin de pouvoir êtreraccourcis ou rallongés à volonté, suivant l’épaisseur de la pièce qu’ilsdoivent pincer ; des brides ou pattes en fer c, traversées par ces boulons,appuient sur cette pièce et la maintiennent solidement lorsque leurs écroussont serrés. Les fig. 1, 3 et 6 montrent bien ce mode de fixité qui est fortsimple; on doit remarquer que des cales en bois c', que l’on fait varier dedimension au besoin, servent d’abri aux brides pour les élever à la hau-teur de la pièce. Au-dessus de la traverse inférieure C sont placés deuxdisques en bois ü qui, percés de trous de diverses grandeurs, sont destinésà recevoir les mèches, forets et porte-lames employés dans le forage oul’alésage des pièces.
Des parties mobiles de la machine. — La pièce principale de l’ap-pareil est, sans contredit, l’arbre vertical G qui est en fer forgé et tournéexactement cylindrique dans toute sa longueur ; le diamètre à donner à cetarbre est évidemment proportionnel à l’importance ou à la force des piècesque l’on doit aléser sur la machine; comme celle-ci est destinée à foreret à opérer des alésages de 22 cent, de diamètre au plus, on conçoit aisé-ment qu’il suffisait de donner à cet arbre une dimension convenable pourqu’il ne tremble pas pendant l’opération; ainsi il ne porte que 0 m 092 dediamètre extérieur. Dans ce genre de machines, il est bien rare que lesarbres soient plus forts, à moins qu’ils ne soient destinés à aléser degrandes pièces, comme des cylindres de machines à vapeur, par exemple.
Cet arbre doit recevoir un mouvement de rotation continue du moteurpar une roue droite en fonte P, à denture de bois taillée, et fixée sur luipar une nervure; par conséquent elle suit l’ascension ou la descente del’arbre, et cependant elle ne quitte pas pour cela le pignon en fonte Q quila commande. Celui-ci ayant été fait d’une très-grande largeur de denture,reste, par cela même, toujours engrené avec la roue, quelle que soit d’ail-leurs la position plus ou moins élevée que l’arbre lui fasse occuper. Danscertaines machines du même genre, et nous devons même dire, dans leplus grand nombre de ces machines, l’engrenage, placé sur l’arbre, estpresque toujours une roue d’angle, assujétie de telle sorte qu’elle ne peutni monter ni descendre, quoique tournant avec l’arbre ; elle reste constam-ment engrenée avec le pignon qui doit la commander, parce qu’elle estretenue par une clavette en fer glissant dans une longue rainure prati-quée à cet effet sur la surface de l’arbre; telle est la machine anglaiseemployée dans les ateliers du chemin de fer de Paris à Versailles ( rivedroite ) ; telle est aussi la machine de M. Cartier et celle de M. Whitxvorth.On conçoit qu’alors l’arbre, qui doit transmettre son mouvement à l’alésoir,