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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
ont cherché à apporter des modifications qui en rendent l’exécution plusfacile, plus commode. Parmi les systèmes en usage, nous pouvons men-tionner :
1° Les machines à cylindre fixe, avec ou sans balancier, avec ou sansparallélogramme, à directrices ou à galets ;
2° Les machines à cylindre mobile, oscillant soit par le milieu, soit parl’une ou l’autre de leurs extrémités ;
3° Les machines à rotule, que nous nous proposons de faire connaîtredans cette livraison ;
4° Enfin les machines à rotation immédiate, système depuis longtempsbien étudié , et qui est encore fort peu répandu.
La machine à rotule est due à M. G. F., et est construite dans les ateliersde MM. Derosne et Cail, qui s’occupent spécialement des appareils relatifsà la fabrication du sucre. Les moteurs établis sur ce système, depuis sixannées seulement, composent ensemble une puissance de plus de 400 che-vaux ; ils sont généralement de petites dimensions : ainsi on en compte ungrand nombre depuis la force de J cheval jusqu’à celle de 10 chevaux ; ilen existe de 12 et même de 16 chevaux. La plus grande partie est appli-quée à des sucreries, des radineries, ou des fabriques de produits chi-miques.
Nous sommes persuadé que l’inventeur, en composant cette machinepour la première fois, ne pensait pas qu’il en ferait plus tard une espècede fabrication. Amené bientôt, par une suite de circonstances, à en fairediverses applications, il a dù apporter à son idée primitive des perfection-nements notables qui n’ont pas peu contribué à la faire adopter. En méca-nicien intelligent, qui sait étudier les inconvénients et les avantages d’unnouvel appareil, il a su ménager les uns et prévenir les autres. De sorteque si la machine à rotule n’a pas conservé toute sa première simplicité,on peut dire cependant quelle est aujourd’hui bien améliorée, et qu’ellen’en doit pas moins être regardée comme l’un des systèmes les plus simplesdont on ait fait usage jusqu’ici.
Le principe de la machine à rotule, telle qu’elle a été conçue en origine,consiste dans l’oscillation du cylindre à vapeur sur une surface sphériquefixe, percée de deux orifices pour l’entrée et la sortie de la vapeur. Commeces orifices étaient très-rapprochés, on reconnut qu’après un certain tempsde travail il se produisait des fuites. Mais depuis, l’auteur est arrivé àéviter cet inconvénient, en combinant la distribution différemment, touten conservant pourtant le même système de rotule. Ainsi l’introduction dela vapeur se fait aujourd’hui par une soupape qui s’ouvre seulement pen-