Band 
Tome premier.
Seite
314
JPEG-Download
 

314

PUBLICATION INDUSTRIELLE.

ont cherché à apporter des modifications qui en rendent lexécution plusfacile, plus commode. Parmi les systèmes en usage, nous pouvons men-tionner :

1° Les machines à cylindre fixe, avec ou sans balancier, avec ou sansparallélogramme, à directrices ou à galets ;

2° Les machines à cylindre mobile, oscillant soit par le milieu, soit parlune ou lautre de leurs extrémités ;

3° Les machines à rotule, que nous nous proposons de faire connaîtredans cette livraison ;

4° Enfin les machines à rotation immédiate, système depuis longtempsbien étudié , et qui est encore fort peu répandu.

La machine à rotule est due à M. G. F., et est construite dans les ateliersde MM. Derosne et Cail, qui soccupent spécialement des appareils relatifsà la fabrication du sucre. Les moteurs établis sur ce système, depuis sixannées seulement, composent ensemble une puissance de plus de 400 che-vaux ; ils sont généralement de petites dimensions : ainsi on en compte ungrand nombre depuis la force de J cheval jusquà celle de 10 chevaux ; ilen existe de 12 et même de 16 chevaux. La plus grande partie est appli-quée à des sucreries, des radineries, ou des fabriques de produits chi-miques.

Nous sommes persuadé que linventeur, en composant cette machinepour la première fois, ne pensait pas quil en ferait plus tard une espècede fabrication. Amené bientôt, par une suite de circonstances, à en fairediverses applications, il a apporter à son idée primitive des perfection-nements notables qui nont pas peu contribué à la faire adopter. En méca-nicien intelligent, qui sait étudier les inconvénients et les avantages dunnouvel appareil, il a su ménager les uns et prévenir les autres. De sorteque si la machine à rotule na pas conservé toute sa première simplicité,on peut dire cependant quelle est aujourdhui bien améliorée, et quellenen doit pas moins être regardée comme lun des systèmes les plus simplesdont on ait fait usage jusquici.

Le principe de la machine à rotule, telle quelle a été conçue en origine,consiste dans loscillation du cylindre à vapeur sur une surface sphériquefixe, percée de deux orifices pour lentrée et la sortie de la vapeur. Commeces orifices étaient très-rapprochés, on reconnut quaprès un certain tempsde travail il se produisait des fuites. Mais depuis, lauteur est arrivé àéviter cet inconvénient, en combinant la distribution différemment, touten conservant pourtant le même système de rotule. Ainsi lintroduction dela vapeur se fait aujourdhui par une soupape qui souvre seulement pen-