Band 
Tome premier.
Seite
318
JPEG-Download
 

318

PUBLICATION INDUSTRIELLE.

entièrement indépendantes. On peut aussi, par cette disposition , faire ensorte que la section de l’ouverture de sortie soit sensiblement plus grandeque celle d’admission, et par conséquentrendrel’échappement de la vapeurtrès-rapide.

Cette combinaison d’orifices indépendants a déjà été appliquée avecavantage par des mécaniciens très-expérimentés, et qui ont su en recon-naître les bons effets. Ainsi, M. Ph. Gengembre a établi sur cette idée plu-sieurs machines importantes, parmi lesquelles nous pouvons citer l’appareildu Vautour, publié dans le tome 11 e ; de même M. Cavé construit, depuisplusieurs années, toutes ses machines à cylindre oscillant avec des orificesd’entrée et de sortie séparés, et il donne à ceux-ci des dimensions sensi-blement plus grandes qu’aux premiers. Nous avons eu l’occasion de vérifier,sur plusieurs des machines de ce constructeur, que la section des ouver-tures d’introduction n’est quelquefois pas la 60 e partie de celle du cylindre,tandis que celle des ouvertures de sortie en est souvent la 30 e partie. Quandil en est autrement, il faut de toute nécessité donner aux orifices desdimensions plus considérables. Ainsi, on a vu précédemment que dans lesmachines à basse pression, on prenait la 20 p ou la 25 e partie de la surfacedu piston ; pour des machines à haute pression on ne compte pas généra-lement sur plus de 1/35 à 1/40. Toutefois observons bien que c’est pour desmachines fixes, à longue course de piston. 11 n’en est pas de même desmachines locomotives, qui fonctionnant à des pressions de 3 à 4 atmo-sphères, sont toujours à très-petite course, et marchent de plus à degrandes vitesses ; l’aire des orifices, que l’on règle aujourd’hui de manièreà être plus grande pour la sortie que pour l’entrée, est alors considérable-ment augmentée. Nous avons trouvé que dans quelques-unes le rapportétait de 1/11 à 1/12, et dans d’autres de 1/15 à 1,16. (Voir la machine loco-motive publiée dans les tomes m e et V e , et les notes que nous avons don-nées sur les machines à détente tom. n e et iv e .)

L’axe fixe I, qui est supporté en deux points de la sphère , se prolonged’un bout à l’extérieur, pour être embrassé par un collier k que l’on a cru,par prudence, devoir appliquer contre la sphère, afin que si, à la mise enmarche, on craignait que le cylindre n’eût quelque tendance à se soulever,ce collier pût suffisamment le tenir. Du reste, il paraît que cette précau-tion est à peu près inutile, car tant que l’arbre de couche R reste bien deniveau, et que l’axe du cylindre est dans un plan exactement vertical, lecollier n’est pas même touché par le tourillon I pendant le mouvement.

Soupape de distribution et de détente. — La vapeur est amenée dugénérateur à la machine par un tuyau en cuivre f, boulonné contre lebord de la plaque d'assise, à l’extrémité du canal horizontal e , qui estvenu de fonte avec cette plaque; au milieu de ce canal est une ouver-