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Tome premier.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

près nulle dans un grand nombre de cas. Considérons, en effet, le mêmependule de 50° 72 de hauteur verticale à la vitesse de régime de la machineà vapeur, et imaginons que la valve se trouve alors dans une positionintermédiaire, moitié ouverte et moitié fermée ; il est évident que lesboules ne pourront se mouvoir que dans une certaine étendue, pour unedifférence de quelques révolutions en plus ou en moins, cest-à-direquelles tomberont à leur position extrême, dès quil y aura une réductionde vitesse de 3 à 4 révolutions, et quelles se trouveront à la position laplus élevée après une égale augmentation de vitesse; et dans ces deux casextrêmes, la valve sera complètement ouverte, ou complètement fermée.

Or, supposons ce modérateur appliqué à une machine à vapeur de 30chevaux, destinée à faire mouvoir, au maximum, un ensemble de 120 mé-tiers, qui absorbent toute cette puissance, lorsquils sont réglés à unevitesse de 100 révolutions par minute, la valve étant alors entièrement ou-verte. Dès quun métier sera arrêté, on comprend que le modérateur devraproduire son action, louverture de la soupape devra diminuer, et elle serétrécira de plus en plus, à mesure que plusieurs des métiers sarrêteront.Mais admettons, pour un instant, que lon vienne à dégrener presquesimultanément le tiers ou la moitié des appareils : la résistance activenétant plus alors quenviron les deux tiers ou la moitié de ce quelle étaitprimitivement, la puissance devrait nécessairement être réduite propor-tionnellement. Il est évident que le modérateur, dans ces cas, devienttout à fait impuissant pour opérer cette énorme réduction ; car, par cegrand abaissement de résistance, il se produit tout à coup une augmenta-tion considérable de vitesse, qui fait élever les boules à leur plus grandehauteur, auquel cas la valve se ferme entièrement; mais alors, la vapeurétant interceptée , la machine tend à sarrêter, les boules retombent etfont de nouveau ouvrir lorifice; on voit quelles ne peuvent plus opérerdans les limites convenables, sans recourir à la main du chauffeur qui estobligé alors ou de changer la longueur des tiges qui communiquent lac-tion du modérateur à la soupape, ou dagir directement sur le robinetd'introduction, moyens extrêmes, qui ne peuvent être regardés commesatisfaisants.

Si à ces inconvénients on ajoute la difficulté de bien calculer les dimen-sions et les vitesses à donner au modérateur à boules, suivant les circon-stances, et de plus lextrême précision quil demande dans lexécution detoutes ses parties, on comprendra facilement pourquoi, dans un grandnombre dusines, il nest daucun usage, et à peu près complètementabandonné.

M. Molinié, manufacturier à Saint-Pons, avait reconnu depuis longtempstoutes les imperfections du pendule conique, et sest occupé de chercher