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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
on pourra aisément concevoir l’action de l’un sur l’autre, et par suite leseffets qui peuvent en résulter.
Ainsi, admettons, par exemple, que l’appareil soit réglé de manière àmarcher à une vitesse de 20 tours par minute à l’état normal (nous verronstout à l’heure comment, à l’aide du tube n', l’auteur arrive à déterminer ouà varier cette vitesse) ; que l’on suppose, de plus, que les machines à mou-voir doivent avoir une vitesse de régime de 100 révolutions par minute ;par ce que nous venons d’avancer précédemment, tant que la vitesse seraconstante, il sortira du récipient un volume d’air égal à celui qui y estrefoulé à chaque révolution par les générateurs. Mais, dans le cas d’unexcès de vitesse, ceux-ci envoient dans le réservoir une plus grande quan-tité d’air que celle qui peut s’écouler par l’orifice; cet air s’accumule donc,et il résulte de cette accumulation que le plateau mobile K est soulevé, etpar son mouvement ascensionnel produit un effet contraire sur la vanne S,qui, obligée de descendre, diminue la hauteur de l’orifice U, et, par suite,le volume d’eau admis sur la roue.
La vitesse du moteur, des machines et de l’appareil se ralentira donc,jusqu’à ce qu’elle retombe à l’état normal, sans pour cela, remarquons-lebien, que le plateau K redescende : il restera maintenu à la hauteur àlaquelle il a été élevé par l’excès de vitesse que nous venons de supposer ;mais comme, lorsque les soufflets reviennent à leur vitesse de régime (quenous avons admis être de 20 tours par minute), la quantité d’air qui a étérefoulée par eux, en plus de ce qu’ils fournissent habituellement, n’a pusortir du réservoir, il ne peut pas s’en échapper non plus davantage, lorsquela vitesse est redescendue à 20 tours ; cet excédant ne pourra s’écouler quelorsque la vitesse se trouvera inférieure à celle-ci, ce qui aura lieu par unaccroissement de résistance. Dans ce cas, les générateurs ne peuvent suf-fire à l’alimentation du réservoir, il en sort bien plus d’air qu’il n’y en peutentrer ; il en résulte naturellement que le plateau devra s’affaisser, et parsuite faire remonter la vanne, qui alors agrandit l’orifice d’admission, jus-qu’à ce que la vitesse normale des machines soit établie.
Pour que l’appareil fonctionne avec plus d’efficacité, pour rendre son ac-tion plus sensible, plus instantanée, l’auteur a ajouté au récipient élastiqueune soupape ou étouffoir h (fig. 5 et 6), adaptée au-dessous du plateau mo-bile, et pouvant osciller autour d’un point fixe. Cette soupape est destinéeà ouvrir et fermer alternativement un petit orifice circulaire i,-et, au moyende deux vis verticales j à tête dentelée, taraudées dans l’épaisseur du pla-teau, on règle son écartement par rapport à cet orifice. Les ressorts k, quis’appuient contre la tête de ces vis, les empêchent d’ailleurs de se détour-ner. Une petite tige i', chargée d’un faible poids que l’on règle à l’avance,est appliquée au centre de la partie élargie de l’étouffoir, et traverse l’ori-