MACHINE
A RIVER LES TOLES ET LES CUIVRES,
APPLIQUÉE PRIMUPALEMEIVr
AUX CHAUDIÈRES A VAPEUR ET A EAU ,
PAR
91. I' A I ll « A I Rï , de Manchester.
( PLANCHE 34. )
La fabrication des chaudières a été pendant fort longtemps complètementstationnaire, au moins sous le rapport des moyens d’exécution, et sansl’application de quelques appareils spéciaux, faite plutôt par des mécani-ciens que par des chaudronniers, nous croyons que cette branche d’indus-trie n’aurait pas fait de notables progrès ; ce qui ne veut pas dire cependantque les fabricants, qui se sont exclusivement adonnés à cette profession,n’y ont pas trouvé leurs avantages ; on sait que généralement, au contraire,ils y ont acquis, sinon une fortune remarquable, du moins un bien-êtrefort au-dessus des besoins ; et c’est par cela môme que les bénéfices étaientraisonnables et que la fabrication ne présentait pas de difficultés réelles,que l’on ne cherchait pas à l’améliorer par des moyens mécaniques. Maislorsqu’on commença à comprendre que la main-d’œuvre pourrait êtregrandement perfectionnée, lorsque des mécaniciens reconnurent qu’onpouvait en tirer de grands avantages, en faisant plusieurs des opérationsmécaniquement plutôt que de suivre le système routinier des fabricants adhoc, alors on s’occupa de machines qui, en activant le travail, permirentde réduire sensiblement les prix de revient.
Ainsi on emploie aujourd’hui des machines à percer et à découper lesfeuilles de tôle, des machines à cintrer, des machines à faire des rivets, etdepuis peu des machines à river que nos lecteurs verront avec intérêt dansles volumes suivants ; toutes ces machines simplifient la main-d’œuvred’une manière notable , et rendent encore la fabrication plus facile.