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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
à droite (fig. 1") par les deux brides en fer c, qui le relient à la tête dubalancier; et, comme il est nécessaire de régler exactement l’écartementqui doit exister entre la tôle et l’extrémité aciérée du poinçon, le construc-teur a eu l’idée d’appliquer une vis de rappel d qui, taraudée dans un coinou prisme conique ajusté dans la tête du balancier, permet, en tournant lamanivelle dont elle est surmontée, de repousser le poinçon d’une très-faiblequantité. On a eu le soin aussi, pour pouvoir effectuer ce repoussement,de laisser un peu de jeu dans les trous des boulons qui assemblent les bridesavec le poinçon et le balancier.
Les rivets que l’on soumet à l’action de la machine portent déjà une têtefaite à l’avance, de sorte que, lorsqu’on les place dans les trous des tôlesqu’ils doivent réunir, la tête se trouvant du côté intérieur, c’est-à-dire ducôté de la matrice assujétie dans la borne en fonte, le bout de la tige estprésenté à la pression du poinçon qui le refoule.
Nous avons appris que MM. Meyer s’occupaient de faire sur leur ma-chine des expériences pour river des deux bouts à la fois, et par conséquentpour n’avoir à apporter que des bouts de tige cylindrique sans tête. Si,comme il y a lieu de l’espérer, ces essais réussissent, ces constructeursauront apporté une amélioration fort importante dans la manutention,puisqu’on éviterait une opération qui, se faisant presque partout à la main,devient assez dispendieuse, et qui, lors même qu’elle serait faite mécani-quement, exigerait encore des frais notables.
Nous croyons qu’on pourrait également appliquer cette machine à percerles trous dans les tôles mêmes que les rivets doivent réunir, en remplaçantle poinçon riveur par un poinçon perceur, comme celui que nous avons eul’occasion de donner dans une précédente livraison; de sorte qu’on pour-rait ainsi appliquer l’appareil à faire plusieurs opérations distinctes et nonmoins importantes les unes que les autres. Cependant il n’est pas inutilede remarquer que la pression est tellement considérable , lorsque la ma-chine fonctionne, que, malgré la forte dimension donnée à la borne enfonte, elle fléchit d’une quantité qui peut être rendue sensible à l’œil.MM. Meyer nous ont appris que sur la leur, ils avaient reconnu que la partiesupérieure de la borne cédait de près de trois millimètres, pendant la pres-sion, mais que la force élastique de la fonte la ramenait immédiatement àson état primitif.
AVANTAGES ET INCONVÉNIENTS DE LA MACHINE A RIVER.
Pour avoir une idée des principaux avantages d’une telle machine, nousferons remarquer, avec son inventeur, M. Fairbairn, que, d’après les ex-périences, on a reconnu que le travail fait par deux bons ouvriers viveurs