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Tome premier.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

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à la main, aidés d’un homme de peine et d’un enfant, est de poser 40 rivetsde 18 à 19 millimètres de diamètre de tige par heure ; tandis que surla machine , deux hommes intelligents et deux enfants, après avoiracquis une certaine habitude, peuvent arriver à mettre en place 420 à 480rivets semblables dans le même temps, c’est-à-dire que le travail fait avecl’appareil peut être 10 à 12 fois plus grand que celui obtenu par la maindes ouvriers.

Une chaudière cylindrique ordinaire de machine locomotive, ayant2 m 59 de longueur sur 0 m 915 de diamètre, peut être complètement rivéeet les extrémités planes assemblées par la machine en 4 heures ; tandisque pour exécuter le même travail à la main, avec des hommes très-forts,très-habiles, il faut 20 heures.

Comme nous l’avons dit, le travail fait avec la machine est supérieur àcelui obtenu par le système ordinaire ; les rivets sont plus forts, et leschaudières moins susceptibles de fuir, et par conséquent plus parfaitesque celles confectionnées par les moyens usuels. La rivure se fait aussisans bruit, et évite ainsi presque totalement cet assourdissement continuelqui résulte du son aigu et pénétrant des coups de marteau que les hommesdonnent constamment sur la chaudière.

Toutefois, il faut le dire, il est fâcheux qu’avec tous ces avantages lamachine ne puisse être appliquée dans toutes les circonstances. Ainsi, parles dimensions données à celle que nous venons d’étudier, pl. 34, et quiest une copie exacte de l’appareil que nous avons vu fonctionner en An-gleterre et construit par M. Fairbairn, on a reconnu que l’on ne pourraitpas river des bouilleurs au-dessous de 0 ra 40 de diamètre intérieur; onne pourrait pas non plus employer des tôles de toute largeur. En Angle-terre, où l’on fait grand usage de tôles qui n’ont pas plus de 0 ra 80 delargeur, la hauteur de la borne est suffisante, et le constructeur paraîts’être basé sur cette donnée ; mais en France , où les tôles de chaudièresont généralement plus larges, il faudrait nécessairement compter surune plus grande hauteur ; mais aussi il faudrait encore augmenter le dia-mètre de la borne, et par conséquent on serait encore plus limité pourles bouilleurs.

La forme ronde et légèrement conique donnée à la borne est très-convenable pour river des chaudières cylindriques, planes ou rectangu-laires ; mais on conçoit sans peine qu’elle ne permet pas de river les boutssphériques ni les angles. Il faudrait avoir, pour chacun de ces cas, desbornes , et par suite des dispositions particulières, qui ne pourraient pasévidemment s’appliquer l’une pour l’autre. Il est vrai qu’à bien examiner,un grand nombre d’appareils, et surtout de machines-outils employés dansles ateliers de construction, se trouvent à peu près dans le même cas. On